Lutgen prône une "révolution fiscale" et tape sur le PS et le MR

11/03/13 à 10:03 - Mise à jour à 10:03

Source: Le Vif

(Belga) Le président du cdH Benoît Lutgen prône lundi une "révolution fiscale" pour la Belgique, tout en matraquant ses partenaires fédéraux PS et MR, accusés pour le premier de "laxisme budgétaire" et de volonté "d'étranglement des services de l'Etat" pour le second.

Lutgen prône une "révolution fiscale" et tape sur le PS et le MR

Interrogé dans le journal Le Soir sur l'ajustement budgétaire et les prises de position respective du PS et du MR, le président centriste se dit "affligé" par la musculation affichée par ses partenaires de gouvernement, "deux caricatures dangereuses", selon lui. Face au défi budgétaire, il convient plutôt d'adopter des "mesures structurelles" et de revoir la "fiscalité lourde, complexe et qui ne favorise pas la création d'emplois" imposée aujourd'hui aux PME, aux indépendants et aux salariés, selon lui. Le cdH préconise dès lors de ramener l'impôt des sociétés de 34 à 24% "avec une simplification des niches fiscales -plus de 40 aujourd'hui- qui compliquent la lisibilité pour les citoyens et les acteurs économiques", juge M. Lutgen. Qui assène ce coup de griffe que Didier Reynders saura apprécier: "Notre système fiscal est incompréhensible, illisible, injuste, inefficace. C'est le résultat des douze années de gestion des Finances". Le président centriste entend également rediscuter "sans tabou" du régime des intérêts notionnels, "rustine suprême dans un système fiscal qui a pris l'eau de toutes parts". Et M. Lutgen de s'inquiéter à cet égard du "stock des intérêts notionnels", à savoir la possibilité, selon lui, de reporter les déductions fiscales à plus tard, ce qui constitue au total un "stock de milliards déductibles", affirme-t-il. "Ce qui risque d'arriver, c'est que quand la croissance reviendra, ces déductions seront mises en oeuvre, et les recettes pour l'Etat ne seront pas à la hauteur espérée...". S'il défend l'objectif de déficit de 2,15% du PIB pour 2013, Benoît Lutgen ne défend pas le retour à l'équilibre budgétaire promis par la Belgique pour 2015. "Ce qui importe, c'est de passer le plus vite possible sous les 2%, alors on retrouvera de l'oxygène." (MUA)

Nos partenaires