Les titres-service ont dix ans: Vandenbroucke suggère d'augmenter le prix des chèques

10/05/13 à 16:00 - Mise à jour à 16:00

Source: Le Vif

(Belga) Les titres-service ont dix ans. C'est en mai 2003 qu'a été lancé ce mécanisme de lutte contre le travail au noir, dont le succès n'est plus à démontrer. Pour Frank Vandenbroucke, qui fut l'un des architectes de la mesure en tant que ministre fédéral de l'Emploi à l'époque, le prix des chèques peut être augmenté sans mettre en péril le régime.

Les titres-service ont dix ans: Vandenbroucke suggère d'augmenter le prix des chèques

Le dixième anniversaire a été l'occasion de faire le point sur la mesure, lors d'un événement organisé par le bureau d'intérim Randstad, leader du marché des emplois pourvus grâce aux titres-service. "Fort de 170.000 travailleurs, le secteur représente 4% de l'emploi total en Belgique", a affirmé Erika Dejaegher, CEO de Randstad Titres-service. Quelque 900.000 familles utilisent le système de façon régulière pour les tâches ménagères. A leur lancement en 2003, les chèques coûtaient 6,20 euros. Le prix a été progressivement relevé et s'élève désormais à 8,50 euros. Il n'en devient pas moins de plus en plus populaire, avec un coût significatif pour les finances publiques - 14 euros additionnels par chèque, soit plus de 1,6 milliard d'euros par an. Une fois entérinée la sixième réforme de l'Etat, les titres-services deviendront une compétence régionale. Pour Frank Vandenbroucke, ils devraient se maintenir dans ce contexte, mais le prix sera revu à la hausse. "Il y a dix ans nous avons fixé le prix des titres délibérément trop bas, pour donner un grand coup au travail au noir. Cela a réussi, le prix peut donc être relevé sans problème. Pour ce qui me concerne, la déduction fiscale peut même complètement disparaître". L'événement organisé vendredi a aussi permis de souligner une évolution du profil des travailleurs payés avec des titres services, dont le niveau de qualification progresse. Selon les chiffres du bureau de conseil IDEA Consult, 39,2% des travailleurs ont un niveau de formation intermédiaire. Près de 5% des travailleurs ont même un diplôme de l'enseignement supérieur. "Logique", selon M. Vandenbroucke, "car le groupe des travailleurs faiblement éduqués se réduit chaque année dans notre pays". (Belga)

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