Les risques sanitaires liés à la pratique d'un sport bientôt mieux encadrés

17/03/14 à 18:03 - Mise à jour à 18:03

Source: Le Vif

(Belga) La commission des Sports du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé lundi après-midi un projet de décret visant à réduire les risques sanitaires liés à la pratique d'une activité sportive.

Les risques sanitaires liés à la pratique d'un sport bientôt mieux encadrés

Le texte prévoit toute une série de mesures de sensibilisation et de prévention, mais aussi des règles bien précises assorties d'éventuelles sanctions pour ceux qui ne les respecteraient pas. Chaque fédération sportive devra notamment élaborer son propre règlement médical. Ces différentes obligations médico-sportives seront toutefois modulées en fonction des risques de chaque discipline. Pour ce faire, une commission d'experts sera chargée de classifier chacune d'entre elles parmi des catégories distinctes selon qu'elles sont "sans risque particulier", "à risque particulier", ou "à risques extrêmes". Le texte définit les sports "à risques extrêmes" comme les sports présentant un "risque important d'atteinte à l'intégrité physique ou psychique". Sont notamment visés le Base Jump (saut en parachute depuis un point fixe), le MMA (Mixed Martial Arts) ou le Shuto notamment. La pratique de ces sports à "risques extrêmes" sera interdite aux mineurs d'âge. Par ailleurs, pour éviter tout souci de santé lors de la pratique d'un sport à risque, ses adeptes devront préalablement consulter un médecin pour obtenir un certificat de non contre-indication. Le décret crée également une catégorie pour les sports de combat, lesquels seront soit à "risque particulier" (judo, ji-jutsu, aïkido) ou à "risques extrêmes" (boxe, karaté, full contact) selon la probabilité d'atteinte. Il impose enfin aux adeptes de sports de combat extrêmes de disposer d'un carnet médico-sportif unique établi par un médecin, lequel reprendra toute perte de conscience par le sportif lors de combat, les éventuelles périodes d'interdiction de combat suite à une perte de conscience, etc. Un médecin devra en outre leur délivrer, chaque année, une attestation de non contre-indication à ce sport. Le texte a été adopté lundi par huit voix pour et une abstention, celle de Gilles Mouyard (MR, opposition). Il devrait être approuvé prochainement à l'occasion d'une séance plénière du parlement. (Belga)

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