Les restrictions d'Israël sapent l'économie palestinienne

12/03/13 à 02:23 - Mise à jour à 02:23

Source: Le Vif

(Belga) Les contraintes subies par l'économie palestinienne, en particulier les restrictions israéliennes, aggravent ses difficultés budgétaires et pèsent sur ses perspectives de développement à terme, prévient mardi la Banque mondiale (BM) dans un rapport.

"L'Autorité palestinienne connaît une tension budgétaire aiguë qui pourrait s'aggraver en 2013 avec le déclin du soutien des donateurs et l'incertitude sur les transferts de recettes douanières" et de TVA que doit lui reverser Israël (76 à 95 millions d'euros par mois, soit 70% de ses recettes), indique ce rapport publié en vue d'une réunion des donateurs le 19 mars à Bruxelles. La croissance est en baisse (6% en 2012, selon la BM) en raison notamment de "l'absence de nouveaux allègements des restrictions israéliennes (...), la chute persistante de l'aide des donateurs et l'incertitude créée par les défis budgétaires de l'Autorité", explique l'institution financière internationale. Fin 2012, le déficit de l'aide extérieur atteignait lui 500 millions de dollars (380 millions d'euros). En raison de dépenses plus élevées que prévu et de recettes en baisse, le déficit budgétaire a atteint en 2012 1,7 milliard de dollars (717 M EUR), selon le rapport, avertissant que "si la situation actuelle se prolonge, elle pourrait éroder la capacité des institutions de l'Autorité et mettre en péril les acquis enregistrés dans l'établissement d'institutions". A terme, souligne la BM, "l'existence d'un système de fermeture et de restrictions cause des dégâts durables à la compétitivité économique des Territoires palestiniens". "Le potentiel de croissance d'une petite économie dépend dans une large mesure de sa capacité à concourir sur les marchés mondiaux. Or, depuis 1994, l'économie palestinienne a régulièrement perdu de cette capacité", déplore-t-elle, relevant que la part des exportations dans le PIB, "à environ 7 % en 2011 (contre près de 10 % en 1996), est l'une des plus basses au monde". (OSA)

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