Les policiers fictifs ont un effet dissuasif "évident" mais temporaire

29/04/14 à 21:09 - Mise à jour à 21:09

Source: Le Vif

(Belga) La présence de policiers fictifs aux abords des routes dans l'objectif de faire respecter les limitations de vitesse a un effet dissuasif "évident" mais "éphémère", indique mardi l'Institut belge pour la sécurité routière (IBSR) sur base d'une expérience menée avec la police de la zone de Zaventem.

Les policiers fictifs ont un effet dissuasif "évident" mais temporaire

Pour faire respecter les limitations de vitesse, les forces de l'ordre ont recours au placement le long des chaussées de silhouettes grandeur nature en 2D représentant un policier ou une voiture de police. Alors qu'il n'est pratiquement pas possible de placer des radars préventifs ou répressifs sur l'ensemble du réseau routier, la Commission permanente de la police locale a voulu vérifier l'efficacité de ces "leurres", en particulier dans les zones '50' et aux abords des écoles. Pour ce faire, un projet a été mis sur pied dans la zone de police de Zaventem. Les résultats de cette expérience montrent que la présence de policiers fictifs a un effet dissuasif "évident", selon l'IBSR, qui a pu relever aux différents endroits de mesure une diminution "légère mais significative" de la vitesse moyenne. "L'effet sur le comportement infractionnel est encore plus marqué: le pourcentage d'automobilistes en infraction a diminué de moitié en présence d'un leurre", poursuit l'IBSR. Toutefois, après le retrait des leurres, la vitesse moyenne et le pourcentage d'infractions sont repartis à la hausse, ce qui suggère que l'effet du dispositif est temporaire. Malgré cet effet éphémère, l'IBSR estime que ce projet prouve l'utilité d'un recours aux leurres pour influencer le comportement en matière de vitesse et, in fine, réduire le nombre de victimes de la route. "Même une infime diminution de la vitesse peut avoir un impact positif sur la sécurité routière. Ainsi, une baisse de la vitesse d'1 km/h sur une route à 50 km/h fait diminuer le nombre de tués de 6% et le nombre de blessés graves de 4%", explique l'IBSR. Selon l'Institut, une telle mesure doit être examinée parallèlement à d'autres solutions telles que l'affectation de véritables agents de police, l'utilisation de radars préventifs ou de radars automatiques. (Belga)

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