Les occupants du ministère de la Justice ukrainien refusent de quitter le bâtiment

27/01/14 à 12:24 - Mise à jour à 12:24

Source: Le Vif

(Belga) Vitali Klitschko, l'un des leaders de l'opposition ukrainienne, n'a pas réussi à convaincre les occupants du ministère de la Justice de quitter le bâtiment. Ceux-ci arguent que l'occupation du bâtiment s'inscrit dans une stratégie plus large et se sont engagés à ne pas détériorer les bâtiments dans lesquels ils campent.

Les occupants du ministère de la Justice ukrainien refusent de quitter le bâtiment

L'ancien champion du monde de boxe, qui est une des voix du mouvement de contestation actuel, s'était rendu lundi matin au ministère de la Justice afin de convaincre les opposants qui l'occupent de quitter les lieux. Il voulait ainsi favoriser une solution politique au bras de fer engagé entre le gouvernement ukrainien et les opposants pro-européens. Vitali Klitschko s'est vu opposer une fin de non-recevoir. Les militants du mouvement Spilna Sprava (Cause Commune) veulent poursuivre leur stratégie d'occupation des bâtiments ministériels afin de faire plier le gouvernement. Ils contrôlent également le ministère de l'Agriculture et ont brièvement tenu le ministère de l'Energie. La ministre de la Justice Olena Loukach a également lancé un appel aux manifestants afin qu'ils quittent les bâtiments de son administration, menaçant de demander au Conseil de sécurité national ukrainien d'instaurer l'état d'urgence. Entamé en novembre, le mouvement populaire d'opposition au gouvernement s'est radicalisé depuis la semaine dernière, faisant au moins quatre morts. Il s'étend désormais à la quasi totalité du pays, touchant même les régions orientales russophones. Pour y mettre fin, le président Viktor Ianoukovitch a offert samedi le poste de chef de gouvernement à l'opposant Arséni Iatséniouk et celui de vice-Premier ministre à Vitali Klitschko. Il s'est également dit prêt à discuter d'une révision de la Constitution sensée restreindre les pouvoirs du chef de l'Etat. L'opposition n'a cependant pas accepté ces propositions, les jugeant comme une manoeuvre visant à diviser les différents courants du mouvement de contestation. (Belga)

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