Les ministres européens de la Justice font "marche arrière" sur la protection des données

06/12/13 à 17:29 - Mise à jour à 17:29

Source: Le Vif

(Belga) Les ministres européens de la Justice réunis en Conseil Justice et Affaires Intérieures (JAI) ont fait "marche arrière" dans le dossier de la protection des données, a estimé vendredi midi la commissaire européenne à la Justice Viviane Reding.

Les ministres européens de la Justice font "marche arrière" sur la protection des données

"Octobre avait été un mois très riche pour la protection des données, on avait enregistré un accord sur le principe d'un mécanisme "One-stop-shop" (guichet unique)", a-t-elle rappelé en conférence de presse, qualifiant la seconde journée du Conseil JAI de "très décevante pour la protection des données". "Au lieu d'avancer, nous avons fait marche arrière." La présidence lituanienne de l'Union a ainsi fait état de "certaines divergences" qui restent entre les pays membres de l'UE sur la question. "Nous rouvrons des points sur lesquels nous nous étions mis d'accord en octobre. Les questions qu'on nous a posées jettent le doute sur les fondamentaux et questionnent nos objectifs centraux. Le One-stop-shop deviendrait une coquille vide. Ce serait mauvais pour les citoyens et mauvais pour les affaires", a souligné la commissaire européenne. "Je ne peux pas le supporter. J'ai appelé le Conseil à avancer rapidement sur ce dossier, mais pas à n'importe quel prix. Il faut une situation win-win pour les entreprises et les citoyens", a-t-elle encore poursuivi. La Belgique, par la voix de sa ministre de la Justice Annemie Turtelboom, s'est prononcée pour une coopération entre les différentes autorités pour protéger les données des citoyens. "Dans un contexte numérique, il est illusoire de croire que l'autorité nationale pourra seule apporter une protection effective, alors qu'elle sera souvent dépourvue face à des traitements opérés hors de son territoire", a-t-elle déclaré. La Belgique pourrait par ailleurs envisager la piste d'une agence européenne, a précisé la ministre. Le guichet unique défendu par la commissaire serait compétent pour veiller à l'application des règles pour les transferts transfrontaliers de données personnelles collectées dans plusieurs pays de l'UE par des entreprises ou des plate-ormes internet comme Amazon, Google ou Facebook. (Belga)

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