Les Maisons de Justice auront leur propre administration générale à la Communauté

31/01/14 à 15:43 - Mise à jour à 15:42

Source: Le Vif

(Belga) Les Maisons de Justice, dont la tutelle sera transférée aux Communautés dès le 1er juillet prochain, disposeront en Fédération Wallonie-Bruxelles d'une administration générale qui leur sera propre, a annoncé vendredi Frédéric Delcor, secrétaire général de la Fédération Wallonie-Bruxelles, à l'occasion d'un colloque sur l'avenir des Maisons de Justice.

Le colloque, organisé par les députés cdH Julie de Groote et Antoine Tanzilli, réunissait des professionnels du secteur pour tenter de répondre à la question "Quel avenir pour les Maisons de Justice? ". Les négociateurs de la sixième réforme de l'Etat ont convenu de transférer la compétence de ces Maisons de Justice aux Communautés, plaçant celles-ci face à de nombreux défis. Il faudra d'abord mener à bien ce transfert, dès le 1er juillet 2014. Il y aura une période de transition, de six mois ou d'un an. "Mais le point positif, c'est que les Maisons de Justice sont transférées en un bloc, avec tout leur personnel et leurs moyens", souligne Antoine Tanzilli. Le procureur général de Bruxelles, Lucien Nouwynck, a mis en garde contre l'éparpillement potentiel des compétences. "Le risque en multipliant les niveaux de décision et de mise en oeuvre, c'est que tout le monde se renvoie la responsabilité en cas de problème", relève-t-il. La Fédération Wallonie-Bruxelles sera aussi chargée, via les Maisons de Justice, d'appliquer des décisions prises par le fédéral, en matière de politique criminelle. Il faudra donc que la coopération entre les différents niveaux de pouvoir soit bonne et ce, dès le début, ont estimé tous les intervenants au colloque. "On ne peut pas se permettre, par exemple, d'avoir des systèmes informatiques différents d'une Communauté à l'autre, ce serait catastrophique", poursuit Antoine Tanzilli. "Les Maisons de Justice, ce sont des thématiques très concrètes pour les citoyens, comme la surveillance électronique, les libérations conditionnelles et l'accompagnement des détenus", a rappelé Julie de Groote, qui s'est félicitée de la réussite de cette matinée d'étude. (Belga)

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