Les juges choisissent de plus en plus la probation comme alternative à l'enfermement

23/06/14 à 14:43 - Mise à jour à 14:43

Source: Le Vif

(Belga) Les Maisons de justice, qui présentaient lundi leur rapport annuel, ont assuré le suivi de 6.900 nouveaux dossiers de probation en 2013, soit 10,75% de plus qu'en 2012. Chaque jour, elles accompagnent plus de 14.000 probationnaires. Créée dans le but de développer une alternative à l'enfermement et de lutter contre la récidive, la probation permet à un juge de suspendre le prononcé d'un jugement ou de ne pas exécuter une peine pour autant que le condamné respecte des conditions déterminées pendant une période de mise à l'épreuve.

Les juges choisissent de plus en plus la probation comme alternative à l'enfermement

Outre l'interdiction de commettre une nouvelle infraction, le justiciable en probation doit par exemple chercher un emploi, suivre une formation, une cure de désintoxication ou ne pas fréquenter certains lieux. La possibilité d'assortir une peine de ce type de mesure existe depuis 50 ans. Après un déclin entre 2002 et 2006, le nombre de condamnés en probation augmente à nouveau de façon presque constante. Les Maisons de justice, qui aident les probationnaires à respecter les conditions qui leur sont imposées et en vérifient le respect, ont pris en charge 670 dossiers de plus en 2013 par rapport à 2012, et près de 2.000 de plus par rapport à 2006. "Aujourd'hui, les justiciables en cours de probation ne doivent attendre que 21 jours en moyenne avant d'être pris en charge par un assistant de justice. La résorption des listes d'attente a peut-être amélioré la confiance des juges envers la probation", avance Annie Devos, la directrice générale des Maisons de justice. Les délits à l'origine des mesures probatoires sont principalement des infractions de roulage (32%), des délits contre les personnes (22%) et des faits de drogue (17%). "Dans 84% des dossiers clôturés à la fin du délai d'épreuve, les conditions ont été respectées. Ceci montre que la guidance par un assistant de justice fonctionne", se félicite Annie Devos. "Grâce à la probation, le justiciable n'est pas exclu de la société, tout en étant accompagné." (Belga)

Nos partenaires