Les groupes armés pro-russes ont reçu l'ordre de "tirer pour tuer", affirme Kiev

16/04/14 à 11:50 - Mise à jour à 11:50

Source: Le Vif

(Belga) Les groupes armés pro-russes actifs dans l'est de l'Ukraine ont reçu l'ordre de "tirer pour tuer" sur les militaires ukrainiens, ont affirmé mercredi les services spéciaux ukrainiens (SBU). "Les conversations interceptées entre les saboteurs russes témoignent que les actions de sabotage dans l'Est de l'Ukraine sont dirigées par des officiers du renseignement militaire russe qui donnent des ordres cyniques de 'tirer pour tuer' en direction des militaires ukrainiens", a déclaré le service de presse du SBU dans un communiqué.

Les groupes armés pro-russes ont reçu l'ordre de "tirer pour tuer", affirme Kiev

Le ministère de la défense a affirmé par ailleurs que deux militaires avaient été "pris en otages" mardi dans la région de Lougansk. Insurgés pro-russes et forces armées ukrainiennes se livrent mercredi un bras de fer tendu dans l'Est, à la veille de pourparlers où Moscou veut exiger une "fédéralisation" de l'Ukraine, rejetée par Kiev. Une colonne de six transports de troupes blindés, arborant le drapeau russe, stationne à Slaviansk, ville emblématique de la dernière série d'insurrections pro-russes, contrôlée depuis dimanche par des insurgés armés. Les blindés étaient arrivés dans la matinée depuis la localité voisine de Kramatorsk, à quelques km plus au sud. Plusieurs dizaines d'hommes vêtus des mêmes uniformes sans insignes, mais avec des rubans de Saint-Georges orange et noir, ordre honorifique des forces armées russes, étaient installés sur les blindés. Ils étaient équipés d'armes de guerre et nombre d'entre eux portaient des cagoules noires. Les autorités de Kiev et les Occidentaux affirment que les "hommes verts", comme les groupes armés sont surnommés en Ukraine, sont en fait des militaires russes, à l'image de ceux qui étaient intervenus en mars dans la péninsule ukrainienne de Crimée avant son rattachement à la Russie. La Russie dément, accusant au contraire les autorités pro-européennes d'avoir conduit le pays "au bord de la guerre civile", comme le président Vladimir Poutine l'a encore dit à la chancelière allemande Angela Merkel mardi soir au téléphone. Mercredi matin, dans un nouveau défi au pouvoir central, un groupe d'hommes cagoulés et armés a pénétré dans la mairie de Donetsk, grande ville de l'Est de l'Ukraine, où des séparatistes avaient déjà proclamé une "république souveraine". (Belga)

Nos partenaires