Les experts de l'ONU quitteront la Syrie d'ici samedi

29/08/13 à 11:51 - Mise à jour à 11:51

Source: Le Vif

(Belga) Les experts des Nations unies, qui enquêtent en Syrie sur une attaque présumée aux armes chimiques, resteront dans le pays jusqu'à samedi matin, a déclaré le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon jeudi à Vienne.

Les experts de l'ONU quitteront la Syrie d'ici samedi

"Ils continueront leur enquête jusqu'à demain vendredi, et ils quitteront la Syrie d'ici samedi dans la matinée et me feront leur rapport dès qu'il seront sortis", a indiqué Ban à des journalistes. Il avait déjà indiqué que les inspecteurs avaient besoin de quatre jours pour accomplir leur mission, qui a débuté lundi. Comme ils n'avaient pas pu travailler mardi, la fin de la mission était donc prévue vendredi. Le chef de l'ONU a également indiqué avoir parlé mercredi avec le président américain Barack Obama alors qu'une décision sur une frappe militaire en Syrie semblait proche. "J'ai (...) exprimé le souhait sincère que l'équipe des inspecteurs puisse être autorisée à continuer son travail conformément au mandat des Etats membres", a-t-il souligné. "Nous avons discuté de la façon dont les Nations unies et le monde peuvent travailler ensemble, en particulier avec les Etats-Unis (...)", a-t-il ajouté. Ban s'est à plusieurs reprises exprimé contre de possibles frappes militaires en Syrie. "Il faut donner une chance à la diplomatie, il faut donner une chance à la paix (...)", a-t-il redit à Vienne. "L'utilisation d'armes chimiques par quiconque, et pour quelque raison que ce soit (...) est un crime contre l'humanité", a-t-il ajouté, et leurs auteurs doivent rendre des comptes. De son côté, l'armée syrienne se prépare à la pire des hypothèses en cas de frappes occidentale contre le pays, selon les propos d'un responsable des services de sécurité. "Nous travaillons, comme le font toutes les armées du monde, sur le pire des scénarios. Nous prenons les mesures pour protéger le pays de la frappe et préparer les conditions d'une riposte adéquate", a expliqué ce responsable. "L'armée est menacée, il est normal que l'on prenne une série de mesures pour faire face à l'attaque et riposter à l'agression", a ajouté le responsable. (Belga)

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