Les écologistes sont partis, la touche verte a pâli

22/07/14 à 15:06 - Mise à jour à 15:06

Source: Le Vif

(Belga) Une ambition surfaite et un changement de cap, au détriment des habitants: les écologistes bruxellois n'ont pas tardé à assumer leur rôle dans l'opposition au parlement bruxellois parlementaire pour formuler leurs critiques à l'égard du programme de la nouvelle majorité PS-FDF-cdH; Open Vld-sp.a-CD&V, à l'occasion du débat sur la déclaration de politique générale ouvert mardi.

Les écologistes sont partis, la touche verte a pâli

La députée Zoé Genot a félicité les partenaires de majorité bruxellois pour avoir été les premiers à former un gouvernement et d'avoir constitué une équipe paritaire. Elle a jugé que la déclaration de la nouvelle équipe contenait "peu d'objectifs chiffrés et une ambition usurpée", témoignant d'une "vision technocratique et utilitariste de la ville, digne des années '80": la fin des petits projets de quartiers au profit de plus grands centralisation renforcée, soutien accru à l'incinération, oubli du défi climatique, diminution du coût de l'emploi pour les employeurs, ... En matière d'emploi, Mme Genot s'est particulièrement inquiétée de l'avenir des ACS, et des répercussions de la réforme annoncée sur le secteur non-marchand, et de l'absence de garanties de qualité d'emplois en matière de titres-services. "L'environnement et l'énergie constituent la partie indigente de votre accord", a-t-elle encore dit en direction des bancs du gouvernement. Pour Zoé Genot, la compensation de la taxe régionale et du pour cent additionnel à l'IPP destiné à l'agglo par une légère hausse du précompte immobilier se soldera par une taxe supplémentaire d'environ 300 euros par an par logement et risque fort d'être répercutée sur les loyers. De son côté, l'ex-secrétaire d'Etat Groen Bruno de Lille n'a pas mis longtemps pour revêtir son costume de chef de file de la première formation de l'opposition flamande pour abonder dans ce sens. Pour lui, la vision de l'équipe Vervoort est comparable à celle du capitaine du Titanic à qui l'on dit qu'il file droit vers l'iceberg du chômage, de la sous-qualification des jeunes, des problèmes de mobilité et de qualité de vie - autant de constats qu'il fait bel et bien -, mais qui ne donne pas le coup de barre nécessaire pour l'éviter. (Belga)

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