Les dirigeants occidentaux et Kiev condamnent le rattachement de la Crimée à la Russie

18/03/14 à 16:57 - Mise à jour à 16:57

Source: Le Vif

(Belga) Les grands pays occidentaux et l'Ukraine ont fermement condamné mardi le rattachement de la Crimée à la Russie comme contraire au droit international, menaçant de renforcer l'isolement de Moscou par des sanctions supplémentaires.

Les dirigeants occidentaux et Kiev condamnent le rattachement de la Crimée à la Russie

- Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a invité les dirigeants du G7 et de l'Union européenne à se réunir la semaine prochaine à La Haye afin d'examiner les "décisions que le G7 pourrait prendre pour répondre à l'évolution de la situation et soutenir l'Ukraine". - Joe Biden, le vice-président américain, a qualifié l'action de la Russie en Crimée de "confiscation de territoire". "L'isolement politique et économique de la Russie ne peut qu'augmenter si elle poursuit dans la même voie, et elle verra en fait de nouvelles sanctions de la part des Etats-Unis et de l'UE", a-t-il assuré. - Angela Merkel, la chancelière allemande, a jugé que l'intégration de la Crimée était "contre le droit international". "Parallèlement aux sanctions prises, nous allons privilégier le dialogue, nous allons privilégier la discussion", a-t-elle cependant ajouté, souhaitant "une évolution positive en Ukraine en particulier pour la préparation de l'élection" présidentielle anticipée du 25 mai. - François Hollande, président français, a appelé à "une réponse européenne forte et coordonnée". "La France ne reconnaît ni les résultats du référendum tenu en Crimée le 16 mars dernier, ni le rattachement de cette région d'Ukraine à la Russie", a-t-il dit. - Pour le président ukrainien Olexandre Tourtchinov, "l'Ukraine et le monde entier ne reconnaîtront jamais l'annexion du territoire ukrainien". "C'est une décision dangereuse qui n'a aucune conséquence juridique. C'est une provocation dangereuse pour l'Europe et le monde", a-t-il ajouté. - L'Ukraine se réserve le droit de saisir des biens de la Russie si celle-ci approuve la "nationalisation" des propriétés de l'Etat ukrainien en Crimée, selon le ministre ukrainien de la Justice, Pavlo Petrenko. - Pour le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt, le président russe Vladimir Poutine confirme ainsi "sa volonté de défier le droit international et l'ordre mondial". (Belga)

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