Les chiropracteurs mécontents des critiques émises sur leur profession

05/02/13 à 18:12 - Mise à jour à 18:12

Source: Le Vif

(Belga) Les chiropracteurs contestent les récentes déclarations diffusées dans les médias à propos de leur profession. "Il est essentiel que le dossier 'chiropraxie' soit traité de manière totalement indépendante", a indiqué l'Union Belge des Chiropractors (UBC) mardi dans un communiqué. Elle réagit ainsi aux nombreuses critiques émises contre la reconnaissance des médecines dites non-conventionnelles, actuellement discutée au Parlement fédéral.

Les chiropracteurs mécontents des critiques émises sur leur profession

Ces derniers jours, plusieurs voix se sont élevées, notamment celles des facultés de médecine et de l'association des syndicats médicaux (Absym), contre l'opportunité actuellement discutée à la Chambre de reconnaître quatre pratiques non-conventionnelles, à savoir l'acupuncture, la chiropraxie, l'homéopathie et l'ostéopathie. Les chiropracteurs, qualifiés parfois de "charlatans" par les praticiens de la médecine conventionnelle, ont tenu à réagir. "La chiropraxie est une profession à part entière, intégrée dans les systèmes de soins de santé de plus de 60 pays, dont plusieurs Etats européens", a fait savoir le porte-parole de l'UBC, Thyl Duhameeuw. Cette thérapie manuelle visant à corriger certains troubles vertébraux ou articulaires, "s'appuie en Europe sur une formation universitaire reconnue comprenant un baccalauréat et un master conformes aux accords de Bologne", a poursuivi M. Duhameeuw. "Tous les chiropracteurs repris au sein de l'union professionnelle belge ont obtenu ce diplôme, au terme de cinq années académiques dans des universités étrangères", insiste-t-il, soulignant qu'il existe un code de remboursement pour cette prestation prévu par l'INAMI. Et de conclure, "nous comptons sur la ministre Onkelinx et son cabinet pour suivre les avis de la chambre et de la commission paritaire sur la chiropraxie et supposons bien que, dans l'intérêt du patient, ils sauront prendre une juste décision". (JEAN-PIERRE MULLER)

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