Les centres de rescolarisation restent la priorité du MR pour les "jeunes 'borderline'"

18/03/13 à 18:16 - Mise à jour à 18:16

Source: Le Vif

(Belga) Les "centres de resocialisation" et de "rescolarisation" de l'ancien ministre de l'Enseignement Pierre Hazette, repabtisés "écoles des caïds" par ses ex-partenaires PS et Ecolo de l'époque, continuent à figurer en bonne place dans le cahier des priorités du MR pour l'enseignement qui voit dans cette structure la solution idéale pour les "jeunes 'borderline'".

Restées au frigo, les écoles de caïds n'ont finalement jamais vu le jour. Alors que "plus de 3.000 élèves ont été exclus ou se sont vu refuser une inscription en 2012, pour une série de motifs allant de l'insulte à l'introduction d'une arme à feu dans l'école, en passant par le racket, la consommation ou le trafic de stupéfiants et le harcèlement", le MR constate aujourd'hui, qu'à l'heure actuelle "aucun dispositif ne permet de reprendre ces jeunes en main, avant qu'ils ne commettent un acte délictueux qui les dirige vers le secteur de l'aide à la jeunesse". "En effet", relève le cahier de propositions établies en vue du programme pour 2014, "du dispositif global de lutte contre la violence et le décrochage scolaire mis en place en 2004 à l'initiative de Pierre Hazette, il ne reste aujourd'hui que les SAS (structures mixtes enseignement-aide à la jeunesse) et les équipes mobiles (d'intervention) dont l'efficacité est régulièrement mise en doute". Le MR appelle dès lors à la réintroduction d'une "structure qui se situe aux frontières de l'école et de l'aide à la jeunesse et qui, quand l'école n'est plus en mesure de l'aider, peut sauver le jeune avant qu'il ne perde tout repère". Cette structure, précisent les réformateurs, "c'est le centre de resocialisation et rescolarisation" destiné aux "jeunes 'borderline'". Le MR rappelle que l'exclusion scolaire doit rester l'exception, l'école se devant de réagir dès la première incartade, pour prévenir toute escalade. Les réformateurs reviennent régulièrement à la charge avec la création des centres de rescolarisation. Ils avaient déposé une proposition de décret en ce sens en février 2007. (MUA)

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