Les bureaux de vote ont ouvert pour des législatives néerlandaises indécises

12/09/12 à 08:17 - Mise à jour à 08:17

Source: Le Vif

(Belga) Les bureaux de vote ont ouvert mercredi peu avant 07H30 (05H30 GMT) aux Pays-Bas pour des législatives anticipées indécises qui devraient voir la victoire de partis pro-européens malgré l'omniprésence des eurosceptiques lors de la campagne.

Les bureaux de vote ont ouvert pour des législatives néerlandaises indécises

Plus de 12 millions d'électeurs étaient appelés à voter dans quelque 10.000 bureaux installés dans des écoles, des gares et des supermarchés à travers les Pays-Bas. Les résultats des sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote sont attendus peu après leur fermeture, vers 21H00. Au coude à coude en tête des sondages, les libéraux du Premier ministre sortant Mark Rutte et les travaillistes de Diederik Samsom sont crédités d'environ 35 sièges de députés chacun, sur un total de 150. Les libéraux souhaitent ramener le déficit public sous la barre des 3% dès 2013, comme l'exige Bruxelles, grâce à un vaste programme de coupes budgétaires, alors que les travaillistes préféreraient investir dans la relance de l'économie. Malgré ces différences de position face à l'austérité, les analystes prennent pour acquis que ces deux partis s'associeront pour former la colonne vertébrale d'un gouvernement de coalition favorable à l'Union européenne. S'ils ont été obligés de durcir le ton vis-à-vis de Bruxelles pour satisfaire un électorat de plus en plus hostile aux plan d'aide à la Grèce et aux "bureaucrates" de Bruxelles, travaillistes et libéraux restent en effet traditionnellement pro-européens. Ils sont suivis à distance raisonnable dans les sondages par les socialistes eurosceptiques (gauche "dure") d'Emile Roemer et par l'extrême droite europhobe de Geert Wilders, qui milite pour une sortie de l'Union européenne. C'est à la suite d'un désaccord sur la réduction du déficit public avec son allié au parlement, le parti d'extrême droite de Geert Wilders, islamophobe et europhobe, que le gouvernement minoritaire de centre-droit de Mark Rutte avait démissionné en avril. (ROBIN UTRECHT)

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