Les bourgmestres ne sont pas des shérifs, dit Vincent de Wolf

18/04/13 à 17:29 - Mise à jour à 17:29

Source: Le Vif

(Belga) Le député-bourgmestre MR d'Etterbeek, Vincent De Wolf, qui préside actuellement la Conférence des bourgmestres des 19 communes de la capitale a contesté jeudi les critiques formulées récemment à l'égard des communes, dans le contexte du projet de loi fédéral relatif aux sanctions administratives. En particulier, celle qui dépeint leur comportement comme celui de shérifs, "inaptes à appliquer sereinement une réponse locale aux actes d'incivilité" est "infondée, et nie la réalité bruxelloise ainsi que l'augmentation des actes d'incivilité", a-t-il jugé.

Les bourgmestres ne sont pas des shérifs, dit Vincent de Wolf

La Ligue des droits de l'Homme avait dénoncé mardi le projet de loi renforçant les sanctions administratives communales, qui à ses yeux "légitime l'avènement d'une justice arbitraire et appauvrie" et annonce une "justice de shérifs". Pour Vincent De Wolf, "une telle critique, infondée, nie la réalité bruxelloise et l'augmentation des actes d'incivilité. Elle nie également le rôle des communes comme premier acteur en termes de prévention et de médiation, notamment auprès des plus jeunes. Le chef de file MR a estimé pour sa part que permettre aux communes, et à leurs gardiens de la paix, de prendre des mesures éducatives voire sanctionnelles, dès l'âge de 14 ans, "apparaît nécessaire dans l'intérêt de l'ordre public, comme dans celui des jeunes eux-mêmes". "La vie en commun, notamment en ville, exige le respect du concept de droits et de devoirs. Si la jeunesse est une richesse, il est certain qu'à 14 ans, lorsque l'on casse un banc, que l'on tague une façade ou que l'on trouble l'ordre public, on sait déjà très bien ce que l'on fait. La responsabilisation des citoyens doit commencer dès l'âge du discernement", a-t-il commenté. A ses yeux, il est d'autant plus ainsi que les sanctions ne doivent pas forcément être infligées, un simple avertissement pouvant être donné ou une prestation d'intérêt général mise en oeuvre. Les communes pourront répondre de manière proportionnée et adaptée, ayant tout intérêt à compléter le volet éducatif de leur action. (Belga)

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