Les Afghans attendent Elio Di Rupo à Mons

22/12/13 à 22:07 - Mise à jour à 22:07

Source: Le Vif

(Belga) Ils sont 350 Afghans à avoir rejoint le centre-ville de Mons dimanche. Leur objectif était clair: ils voulaient rencontrer le Premier ministre afin d'entendre un engagement clair de sa part. La présence de Joëlle Kapompolé, Achile Sakas, échevins et du président du CPAS, Marc Barvais, ne leur a pas suffi.

Les Afghans attendent Elio Di Rupo à Mons

Après une rencontre avec ces derniers, les Afghans ont décidé de rester à Mons. Ils ont demandé des tentes. Lors de l'entrevue avec les politiques locaux à l'Hôtel de Ville montois, les représentants des associations les soutenant ont rappelé qu'ils souhaitaient une position claire du gouvernement. Les deux échevins et le président du CPAS ont dit bien entendre leurs revendications. "Nous sommes là pour les relayer", a affirmé Joëlle Kapompolé. Marc Barvais s'est quant à lui chargé d'expliquer la position actuelle du gouvernement. "Je viens d'avoir le cabinet du Premier ministre", a-t-il affirmé. "Elio Di Rupo a discuté de ce sujet avec Maggie De Block, la secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration. Il en ressort que les dossiers individuels seront rapidement étudiés." Cette position est loin de contenter les Afghans et les associations se battant pour leur situation. "Ce que l'on veut, c'est que l'on nous garantisse qu'il n'y aura plus d'expulsion et que ces personnes aient donc droit à des papiers ne serait-ce que temporaires", précise Grégory Meurant, du soutien collectif. Initialement, c'est au CPAS que tous devaient rencontrer les politiques. Ces derniers les y attendaient. Diverses associations s'étaient mobilisées pour rassembler nourriture et soupe. Les "marcheurs" ont préféré attendre le Premier ministre devant la commune. Oscar Floreffe, l'un des organisateurs de la marche y affirmait: "Ils ne viendront pas. Ils espéraient rencontrer Elio Di Rupo. Ce n'est pas normal ils ont deux visions du gouvernement, celle du ministre des Affaires étrangères qui affirme qu'il ne faut pas les laisser repartir dans ce pays en guerre et celle de Maggie De Block qui dit le contraire." C'est dans la ville du Premier ministre que se terminait la marche de 70 kilomètres entamée vendredi matin à Bruxelles par ces Afghans. Samedi, ils avaient notamment fait une halte à La Louvière. (Belga)

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