Le vélo électrique, un marché en croissance bien réelle

07/08/14 à 18:33 - Mise à jour à 18:33

Source: Le Vif

(Belga) Le marché des vélos électriques ne cesse de croître. "Pour certains commerçants, ils représentent 25 à 30% des ventes de vélos", constate Daniel Labours, le secrétaire général de Federauto (la confédération belge du commerce et de la réparation automobile et des secteurs connexes). Un succès qui varie toutefois fortement en fonction des zones géographiques et qui se confirme surtout dans les centres urbains et en Flandre.

Le vélo électrique, un marché en croissance bien réelle

Le vélo ne nécessitant pas d'immatriculation, on ignore combien sont en circulation. D'après une enquête en ligne menée à la demande des organisateurs du salon Velofollies l'an dernier, 406.000 vélos auraient été vendus en Belgique en 2013. Cette enquête révélait également une augmentation des ventes de 4,4% par rapport à 2012, principalement grâce aux vélos électriques. Équipés d'une batterie et d'un petit moteur, ces engins aident les cyclistes à ménager sensiblement leurs efforts. "Le marché est bien installé et la croissance est continue", assure Daniel Labours. Un magasin de vélos dépourvu de modèles à assistance électrique lui semble dorénavant impensable. Le spécialiste identifie deux raisons à ce phénomène. "Les produits sont de plus en plus performants; les moteurs sont mieux gérés et les batteries plus endurantes. Et puis, il y a bien sûr les problèmes de mobilité, face auxquels le vélo électrique apparaît comme une excellente solution." Étonnamment, ce type de bicyclette ne séduit pas davantage dans les régions les plus vallonnées. "Plus le terrain est plat, plus on utilise le vélo. En Wallonie, il y a encore un a priori négatif sur le vélo comme moyen de transport." Cette perception déteint sur le vélo électrique, estime-t-il. D'après Luc Goffinet, le directeur du Gracq (Groupe de recherche et d'action des cyclistes quotidiens) pour la Wallonie, le vélo électrique représente 15% des ventes de vélos aux Pays-Bas. "On en voit de plus en plus ici aussi, c'est indéniable", conclut-il. (Belga)

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