Le travail au pair, un secteur à risque mais contrôlé, assurent Bruxelles et la Wallonie

09/07/14 à 20:06 - Mise à jour à 20:06

Source: Le Vif

(Belga) D'après des chiffres du SPF Intérieur, 257 étrangers hors Union européenne ont reçu un visa pour se rendre en Belgique comme travailleurs au pair en 2013. Conçu à l'origine pour permettre à des jeunes de découvrir la culture belge tout en étant logés et nourris, le statut d'au pair cache parfois de l'exploitation d'immigrés. En Flandre, le service de l'inspection prône la suppression du statut, révélait lundi le journal De Standaard. Rien de tel en Wallonie et à Bruxelles, mais les services compétents annoncent des contrôles et des évaluations renforcés.

Compétentes en matière de permis de travail pour les personnes d'origine étrangère depuis le 1er juillet, les Régions devaient se contenter auparavant d'accorder les permis et de contrôler les employeurs en appliquant la législation fédérale. Stricte, cette législation limite le travail au pair aux jeunes âgés de 18 à 26 ans. Elle prévoit l'obligation pour les candidats de suivre des cours dans une des langues nationales pendant la durée de leur séjour et de n'occuper aucun emploi. Leur participation aux tâches familiales dans leur maison d'accueil, comme par exemple la garde des enfants, ne peut excéder quatre heures par jour et vingt heures par semaine. Les services d'inspection bruxellois et wallon admettent que le travail au pair constitue un travail à risque. "Mais nous rendons systématiquement visite aux familles candidates à l'accueil avant l'arrivée du travailleur au pair et en cours de placement", indique Ariane Bogaerts, inspectrice générale du département de l'emploi et de la formation professionnelle en Wallonie. D'après ses chiffres, 56 femmes et un homme ont reçu un permis de travail au pair en Wallonie ces 18 derniers mois. Ils sont originaires principalement d'Ukraine, des Etats-Unis et des Philippines. Parmi eux, 11 se sont vu retirer leur permis pour non-respect de la législation, le plus souvent parce qu'ils travaillaient plus de vingt heures par semaine. Le directeur de l'inspection bruxelloise de l'emploi, Georges Van den Hende, ne dispose pas encore de données chiffrées. Il assure qu'aucun abus grave n'a été constaté, mais reconnaît des dérives. Des contrôles renforcés vont dès lors être mis en place. (Belga)

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