Le réseau des Affaires étrangères complètement à plat, retour à la normale prévu mardi

12/05/14 à 17:51 - Mise à jour à 17:51

Source: Le Vif

(Belga) Il était impossible lundi aux collaborateurs du SPF Affaires étrangères de consulter ou d'envoyer des mails, et les communes n'arrivaient pas à consulter la base de données pour les demandes de passeport. Tout devrait cependant rentrer dans l'ordre mardi, a assuré lundi soir le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders.

Ce blocage du réseau informatique fait suite à la découverte il y a quelques jours du piratage du système du SPF Affaires étrangères, vraisemblablement par les Russes. Un spyware (logiciel espion) copiait les informations sur l'Ukraine. "En en parlant avec les collègues européens, plusieurs ont confirmé qu'ils faisaient l'objet de hacking depuis quelques semaines", a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion du Conseil Affaires étrangères. Le système informatique est en cours d'analyse et de nettoyage, mais dans l'intervalle, toute communication externe a été bloquée. "L'intranet fonctionne, de même que les télégrammes vers les ambassades, des e-mails avec un niveau de protection plus élevé", explique Hendrik Van de Velde, porte-parole des Affaires étrangères. Il n'était par contre pas possible de contacter par mail des ambassades belges depuis l'extérieur. De même, les communes ne pouvaient pas consulter la base de données des Affaires étrangères pour les demandes de passeport. "Mais tout devrait rentrer dans l'ordre mardi", a assuré Didier Reynders, sur base des informations fournies par les services de renseignement de l'armée, qui se chargent de l'analyse du système. Le ministre des Affaires étrangères a souligné que le budget de 10 millions d'euros, évoqué la semaine dernière pour financer la cybersécurité, n'aurait rien pu faire pour contrer le hacking dont ont été victimes ses services. "Cela peut servir pour des hackings de Facebook ou de Twitter, pour des particuliers", a-t-il relevé. "Mais pour protéger nos services, ou la Défense, il faudrait un réel investissement." (Belga)

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