Le recteur de l'UMons propose une "quatrième voie"

04/10/13 à 18:45 - Mise à jour à 18:45

Source: Le Vif

(Belga) Le recteur de l'Université de Mons (UMons) Calogero Conti s'est prononcé vendredi contre la généralisation à toutes les études universitaires d'un test d'évaluation préalable non contraignant, comme appliqué depuis cette année aux études de médecine.

Le recteur de l'UMons propose une "quatrième voie"

S'exprimant à l'occasion de la séance solennelle de rentrée de l'université, M. Conti a plutôt défendu une "quatrième voie" où l'accès à l'université resterait libre pour l'étudiant qui, à la fin du secondaire, a atteint un niveau suffisamment positif dans les matières jugées pertinentes pour réussir les études universitaires qu'il compte suivre. "Cela reviendrait à dire que l'accès serait libre pour autant que l'étudiant ait choisi les cours qu'il fallait (en secondaire) et atteint un niveau avancé -ce que les Anglo-Saxons appellent le A-Level- pour la filière dans laquelle il s'inscrit", suggère M. Conti. Un test contraignant ne serait alors imposé qu'aux étudiants qui n'auraient pas suivi ces cours jugés pertinents, ou qui n'auraient pas atteint un niveau suffisant. "Cela permettrait de donner une deuxième chance à l'étudiant en lui donnant l'occasion de prouver qu'il a comblé lui-même les prérequis nécessaires. En cas d'échec, il s'agirait de l'aider à compenser ses lacunes grâce à une année de propédeutique dont le programme serait alors clairement défini", ajoute le recteur de l'UMons. Plusieurs voix, dont celle du recteur de l'ULg Bernard Rentier, se sont élevées ces dernières semaines pour réclamer une généralisation d'un test obligatoire non contraignant à l'entrée de l'université, comme appliqué dorénavant pour les études de médecine afin de limiter le taux d'échec en première année. Pour M. Conti, il ne s'agit toutefois pas là d'une bonne solution. "L'exemple du test organisé cette année en médecine a montré que, malgré les résultats globaux plutôt médiocres obtenus à ces tests, les inscriptions en médecine ont à peine été affectées par ce test", fait-il valoir. L'accès à l'université est aujourd'hui libre en Fédération Wallonie-Bruxelles, à l'exception des études d'ingénieur civil conditionnées à la réussite d'un examen d'entrée et celles de médecine soumises à un test d'évaluation préalable obligatoire mais aux résultats non contraignants. (Belga)

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