Le Premier ministre ukrainien démissionne après la désintégration de la coalition parlementaire

24/07/14 à 18:26 - Mise à jour à 18:26

Source: Le Vif

(Belga) Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a annoncé jeudi sa démission en dénonçant la dissolution de la coalition gouvernementale au Parlement en pleine crise économique et au milieu d'un conflit armé avec les séparatistes prorusses. La démission de M. Iatseniouk, très prisé par les Occidentaux, illustre une scission au sein de l'équipe dirigeante pro-occidentale et risque de plonger le pays dans une grave crise politique en plus des difficultés économiques et du sanglant conflit entre les forces de Kiev et les séparatistes prorusses.

Le Premier ministre ukrainien démissionne après la désintégration de la coalition parlementaire

"J'annonce ma démission compte tenu de la dislocation de la coalition parlementaire, qui bloque les initiatives gouvernementales", a déclaré M. Iatseniouk. La dissolution de la coalition "aura des conséquences dramatiques pour le pays", a-t-il mis en garde. "Notre gouvernement n'a pas de réponses aux questions +avec quoi payer demain les salaires, comment faire le plein de blindés et financer l'armée+", a-t-il lancé devant les députés. Il a souligné que des lois importantes n'ont pas été votées suite à la désintégration de la coalition. "Qui votera des lois impopulaires ayant en tête les élections ? ", s'est-il interrogé. "Il est inacceptable d'échanger le sort du pays contre des intérêts politiques étroits. C'est un crime moral et politique", a affirmé l'homme politique. M. Iatseniouk est membre du parti Batkivchtchina de Ioulia Timochenko, la plus importante force de la coalition qui est opposée à des législatives anticipées. Le président du Parlement Olexandre Tourtchinov, lui aussi allié de Mme Timochenko, a demandé aux partis Oudar de l'ex-boxeur Vitali Klitschko et Svoboda (nationalistes) qui ont quitté la coalition de "présenter d'urgence un candidat technique" au poste de Premier ministre qui dirigera le gouvernement jusqu'aux législatives, attendues en principe dans trois mois. (Belga)

Nos partenaires