Le MR fait sa rentrée sur les thèmes de l'enseignement et de la fiscalité

08/09/13 à 14:50 - Mise à jour à 14:50

Source: Le Vif

(Belga) A neuf mois des prochaines élections, le président du MR Charles Michel a placé dimanche, lors des Estivales de son parti à Chevetogne, l'enseignement et la fiscalité comme les principaux chevaux de bataille des libéraux pour la campagne qui s'ouvre.

Devant un peu plus de 1.500 mandataires et militants, le chef des réformateurs a dénoncé le "nivellement par le bas organisé depuis dix ans par la gauche" dans le domaine de l'enseignement et de l'éducation. Fustigeant les "règlements qui étouffent, qui suspectent les enseignants", Charles Michel s'est dit partisan pour l'avenir de l'octroi d'une plus grande liberté pédagogique pour les profs. Il a aussi répété son appel à abroger le décret Inscriptions qui règle l'attribution des places dans l'enseignement secondaire au profit d'un retour au libre choix de parents. Dénonçant enfin les "promesses en l'air" de la majorité actuelle en matière de rénovation et de construction de bâtiments scolaires, le patron des Bleus a défendu un plan de rénovation scolaire "qui respecte l'ensemble des réseaux, l'officiel, mais aussi le libre", a-t-il insisté. Un écho clair au récent plaidoyer de l'enseignement catholique à pouvoir bénéficier, face au boom démographique scolaire, d'un soutien financier public accru pour construire de nouvelles écoles. En matière de finances publiques, le président des réformateurs a réitéré dimanche son souhait d'organiser un "électrochoc de prospérité" en baissant les impôts. "Les rapports de l'OCDE montrent que la Belgique est le deuxième pays qui taxe le plus le travail", a-t-il scandé. Son objectif: une réforme fiscale de 5 milliards d'euros qui permettra, selon lui, de créer 100.000 emplois, et relancer ainsi l'économie. "Créer des emplois supplémentaires permettra aussi de stabiliser le financement de la Sécurité sociale", a-t-il aussi glissé. Devant ses troupes, Charles Michel a enfin pris trois engagements politiques clair pour l'avenir: ramener l'impôt des sociétés "autour de 23%", baisser l'impôt sur les bas et moyens salaires, et mettre fin au "système confiscatoire" en vigueur en matière de droits de donation et de succession. (Belga)

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