Le MOC pose ses balises pour limiter les pertes d'efficacité et solidarité de la Secu

06/02/13 à 14:35 - Mise à jour à 14:35

Source: Le Vif

(Belga) Le Mouvement ouvrier chrétien (MOC) a formulé mercredi une série d'exigences pour limiter au mieux le recul, inévitable selon lui, de la solidarité et de l'efficacité du modèle belge de protection sociale, dont plusieurs pans, dont les allocations familiales et une partie de la politique de santé et d'aide aux personnes, seront transférés vers les entités fédérées dans le cadre de la sixième réforme de l'Etat.

Le MOC pose ses balises pour limiter les pertes d'efficacité et solidarité de la Secu

"Il s'agit là d'une décision politique que nous ne souhaitions pas et à laquelle nous restons toujours opposés", peste Thierry Jacques, le président du MOC, qui fédère notamment la CSC, les Mutualités chrétiennes et l'association Vie féminine. Contraint d'intégrer cette nouvelle réalité institutionnelle qui va voir 18% de la Secu passer dans le giron des entités fédérées, le pilier chrétien francophone avance une série de propositions pour préserver un maximum d'efficacité et de solidarité pour les assurés sociaux de Bruxelles et de Wallonie. Le MOC identifie trois priorités: éviter toute rupture dans la continuité des prestations sociales, conserver le modèle de gestion et de concertation comme il existe aujourd'hui au sein de la Sécurité sociale fédérale, et éviter demain des disparités de protection entre Régions ou entre francophones et Flamands de Bruxelles. "Cette absence de disparités, c'est ce qui permettra de maintenir la légitimité du (futur) système aux yeux des citoyens! ", insiste Thierry Jacques. Face au défi du vieillissement et de la natalité, à Bruxelles notamment, il importera dès lors, via un organe de coordination intergouvernemental, de bien articuler les différentes politiques entre Régions afin de garantir cette cohérence, mais également une forme de solidarité. "Trente pour cent des patients des hôpitaux bruxellois viennent aujourd'hui de Wallonie. Ils sont encore plus nombreux dans les hôpitaux universitaires et centres de revalidation", analyse le secrétaire général des Mutualités chrétiennes, Jean Hermesse. "Il faudra donc mettre sur pied des systèmes de compensation ou de refacturation entre Régions". (VIRGINIE LEFOUR)

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