Le gouvernement wallon se prépare à un rendez-vous avec ArcelorMittal

19/09/12 à 11:55 - Mise à jour à 11:55

Source: Le Vif

(Belga) Le gouvernement wallon espère rencontrer dans les prochains jours la direction du groupe ArcelorMittal. Un rendez-vous doit encore être fixé. Pour s'y préparer, les principaux ministres de l'exécutif ont entendu mercredi le rapport de l'expert mandaté pour analyser la viabilité financière du plan élaboré par les syndicats en vue d'assurer la pérennité de la sidérurgie liégeoise.

Le gouvernement poursuivra ses travaux jeudi. D'ici là, la discrétion était de mise sur les différentes hypothèses présentées par l'expert. A la sortie de la réunion, le ministre de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, n'a pas voulu se prononcer sur les chiffres avancés dans la presse, à savoir un investissement de 300 millions d'euros à court terme et de 800 millions dans les 5 années à venir. Toutes les hypothèses prennent en compte le maintien d'au moins un haut-fourneau en activité, a-t-il simplement précisé. Le gouvernement poursuivra sa réunion jeudi. A la fin du mois de juin, les organisations syndicales ont présenté un plan de maintien d'une sidérurgie intégrée à Liège, après l'annonce par la direction d'ArcelorMittal de la fermeture de la phase à chaud. Le gouvernement wallon s'était engagé à aider les syndicats dans l'élaboration d'un plan d'affaires, en sachant que de lourdes hypothèques pèsent sur ce scénario: impact financier et budgétaire pour une Région wallonne confrontée à d'autres cas d'entreprises en difficultés, refus d'ArcelorMittal de vendre la ligne à chaud, règles européennes en matière d'aides d'Etat et débouchés précaires vers une industrie européenne en crise. A ce point, est venu s'ajouter celui de l'annonce par ArcelorMittal du retrait d'un investissement de 138 millions d'euros dans la phase à froid en raison du blocage des négociations sociales. Jeudi, les syndicats et la direction liégeoise du groupe se reverront pour tenter de renouer les fils du dialogue. "Ce qui me paraît essentiel, c'est que le dialogue social reprenne", a souligné M. Marcourt. (NICOLAS MAETERLINCK)

Nos partenaires