Le Commissaire aux réfugiés défend la politique menée à l'égard des Afghans

22/10/13 à 15:27 - Mise à jour à 15:27

Source: Le Vif

(Belga) Le commissaire général aux réfugiés et apatrides, Dirk Van den Bulck, a défendu mardi devant la Commission de l'Intérieur de la Chambre la politique menée par ses services à l'égard des ressortissants afghans. Chaque cas est apprécié en fonction du risque réel encouru en cas de retour, a-t-il assuré.

Deux cents Afghans ont manifesté mardi à proximité du parlement. Plusieurs voix se sont fait entendre à cette occasion pour réclamer un moratoire sur l'expulsion de ressortissants afghans vers leur pays. La Ligue des droits de l'homme, la Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers (Cire) et Vluchtelingenwerk Vlaanderen ont relayé cette demande devant les députés, au cours d'une audition qui a duré près de quatre heures, et se sont montrés parfois très critiques sur la façon dont le CGRA traitait les dossiers de demande d'un statut de protection. "L'examen de chaque demande se fait en prenant en compte le risque dans le pays d'origine. C'est le point central dans chaque audition", a expliqué M. Van den Bulck. Et c'est le risque réel qui est examiné et non le risque éventuel, a-t-il précisé. La situation en Afghanistan varie d'une région à l'autre, a également fait remarquer mardi le Commissaire général, tout en reconnaissant que la situation était "problématique" dans plusieurs régions. "La situation en Afghanistan est différente d'une région à l'autre. Kaboul est dans une situation différente du sud ou du sud-est ", a-t-il affirmé. Selon lui, la situation est même dix fois plus "problématique" à Bagdad qu'à Kaboul. (Belga)

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