Le CECLR a ouvert 287 dossiers concernant des discours de haine dans les médias en 2012

14/03/13 à 17:14 - Mise à jour à 17:14

Source: Le Vif

(Belga) Le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR) a ouvert 287 dossiers relatifs à des signalements de discours de haine dans les médias lors de l'année 2012, contre 248 en 2011. Il s'agit principalement de propos racistes et islamophobes sur Internet, a indiqué jeudi le CECLR dans un communiqué.

Parmi ces dossiers, 36% concernent des mails en chaîne, suivis des médias sociaux (26%), des sites internet (17%) et des forums de discussion (11%, la plupart liés aux sites internet de la presse écrite). Par rapport à 2011, le Centre constate notamment une nette augmentation des signalements de messages de haine sur les médias sociaux. "Depuis 2006, le Centre a sa cellule Cyberhaine, qui traite spécifiquement les signalements de haine émanant de sites internet, de blogs ou des médias sociaux. Mais Twitter, c'est 500 millions d'utilisateurs, 50 millions de tweets envoyés quotidiennement et 150.000 nouveaux utilisateurs chaque jour. Même si nous pouvions engager de nouveaux collaborateurs, il est évident qu'il est impossible de traquer tous les messages de haine sur internet. Notre stratégie est de mettre l'accent sur la prévention, la sensibilisation et la réglementation", précise le CECLR dans son communiqué. Le Centre rappelle néanmoins que l'outil juridique est loin de constituer la seule réponse au phénomène de cyberhaine. La loi anti-discrimination condamne les propos d'incitation à la haine, la discrimination et la violence fondés sur les critères dits "protégés" (origine, orientation sexuelle, religion, handicap, etc). Le CECLR opte néanmoins pour la voie judiciaire lorsque les faits sont particulièrement graves ou répétés et que les autres solutions extrajudiciaires doivent être écartées. En 2012, le Centre a déposé cinq plaintes simples au parquet, portant sur des dossiers de cyberhaine. Deux de ces plaintes concernent des utilisateurs de Facebook et une un utilisateur de Twitter. Les dossiers portent tantôt sur des discours négationnistes, tantôt sur des discours islamophobes. (PVO)

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