Laurette Onkelinx dénonce un "chantage odieux" de l'Absym

10/10/12 à 11:21 - Mise à jour à 11:21

Source: Le Vif

(Belga) La ministre de la Santé Laurette Onkelinx a vivement répliqué mercredi à Jacques de Toeuf, vice-président de l'Absym (association belge des syndicats médicaux), qui liait dans Le Soir l'interdiction des suppléments hospitaliers en chambre double à un risque de licenciements et de départs.

"Je ne puis accepter que l'on prenne les travailleurs et les patients en otage pour privilégier le train de vie de quelques médecins", a lancé la vice-Première ministre PS dans un communiqué. Dénonçant un "chantage odieux", elle juge honteuse la comparaison dressée par M. de Toeuf avec la situation des ouvriers d'Arcelor. Rappelant que le vice-président de l'Absym est aussi le directeur général médical du CHIREC (centre hospitalier interrégional Edith Cavell), elle relève que certains préfèrent "protéger le pré carré de quelques médecins spécialistes au détriment du personnel de santé". "Cette croisade pour défendre la cause de son hôpital - qui représente près de la moitié des suppléments d'honoraires réclamés dans tout le pays - est totalement indigne. Cette instrumentalisation pose question lorsque l'on constate que 90% des médecins ne réclament déjà pas ces suppléments d'honoraires en chambre à deux lits". Laurette Onkelinx estime que Jacques de Toeuf prône une médecine à deux vitesses, en contradiction avec les principes qui guident le système de protection sociale. Les factures hospitalières restent une des principales causes de surendettement, rappelle-t-elle encore. L'Absym affirmait que la suppression des suppléments hospitaliers en chambre double coûtera 700 à 800 emplois en région bruxelloise et environ 3.000 au niveau national. (NICOLAS MAETERLINCK)

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