Lancement le 4 mai d'un satellite belge mesurant le flux des particules énergétiques

30/04/13 à 11:23 - Mise à jour à 11:23

Source: Le Vif

(Belga) Un consortium réunissant l'UCL (Université catholique de Louvain), l'IASB (Institut d'Aéronomie Spatiale de Belgique) et QinetiQ Space a mis au point, avec l'appui de l'ESA (European Space Agency) et Belspo (Politique Scientifique Fédérale), un spectromètre mesurant avec précision le flux des particules énergétiques de l'espace, particules qui constituent un danger pour les astronautes et les satellites en orbite autour de la Terre. Ce spectromètre, l'EPT, sera lancé le 4 mai depuis la base de Kourou en Guyane par Vega, le nouveau lanceur de l'ESA. Coût global du projet: 5 millions d'euros.

L'Energetic Particle Telescope permet de mesurer les flux des électrons, des protons et des ions énergétiques qui peuvent être nuisibles pour la santé des spationautes et sont parfois à l'origine des dysfonctionnements de satellites, explique l'UCL. "Ce que l'EPT apporte de plus, c'est qu'il opère une identification directe de ces particules", explique Mathias Cyamukungu. chercheur à l'UCL. "Il permet ainsi de prédire notamment les anomalies des satellites exposés aux radiations." L'EPT traite les données à bord même du satellite, ce qui permet un transfert rapide des données. En transmettant l'état des radiations spatiales à un moment précis, cet instrument devrait contribuer à déterminer les conditions qui prévaudront dans les heures, les jours ou les semaines suivantes. Le développement de l'EPT a débuté il y a plus de quinze ans. Sa conception mécanique a été réalisée par l'équipe d'ingénieurs de l'IASB. C'est la filiale belge de la firme internationale QinetiQ Space qui s'est occupée de la mise en oeuvre de l'électronique de l'instrument, de la coordination du développement et de son intégration sur le satellite belge PROBA-V. Le centre B.USOC (Belgian User Support and Operations Centre), établi dans les locaux de l'IASB, assurera conjointement avec le centre de contrôle de Redu, la transmission des données vers le Centre des radiations spatiales de l'UCL et l'IASB, pour analyses. Ces données seront ensuite utilisées dans le cadre de la météorologie spatiale et pour alimenter certaines recherches fondamentales de l'UCL. Elles seront aussi distribuées à d'autres acteurs du secteur, notamment l'Agence spatiale européenne (ESA) et une équipe de chercheurs de la NASA. (Belga)

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