Labille: "l'Etat n'est pas un paillasson"

11/01/14 à 12:50 - Mise à jour à 12:50

Source: Le Vif

(Belga) Le ministre en charge des Entreprises publiques a démenti, dans les pages du Standaard et de La Libre Belgique, être revenu sur sa parole en ce qui concerne le salaire de l'administrateur délégué de bpost, Johnny Thijs. "L'Etat n'est pas un paillasson", a-t-il par ailleurs affirmé.

Labille: "l'Etat n'est pas un paillasson"

"Pour moi, la page Thijs est tournée. Je déplore la manière dont ça s'est passé car je n'avais aucun problème à discuter avec lui. Mais à ma surprise, M. Thijs a demandé à voir le Premier ministre et lui a expliqué qu'il ne voulait pas continuer à la tête de bpost", explique Jean-Pascal Labille dans La Libre. "Je respecte son choix... Je déplore ses propos tenus dans la presse car il n'y a jamais eu de rupture de confiance", ajoute le ministre selon qui Johnny Thijs ne voulait pas faire un mandat complet à la tête de l'entreprise postale. "Je n'ai pas le sentiment d'avoir été discourtois avec lui. Mais la conséquence de son acte a en tout cas été un problème politique." Dans De Standaard, le ministre affirme encore qu'il n'a jamais été question de garanties quant au salaire qui serait réservé au patron de la poste. "Je ne suis pas assez stupide pour promettre un certain montant et puis revenir dessus", assure Jean-Pascal Labille. "C'est un honneur de travailler pour l'Etat. C'est ça mon combat: l'Etat est un actionnaire vertueux qui a toujours pris ses responsabilités. Qui était le seul à être là quand un certain Maurice de Knokke a téléphoné à un certain Didier - de Liège à l'époque, à Bruxelles aujourd'hui - pour sauver une banque? L'Etat. Je veux que l'Etat soit respecté. Ce n'est pas un paillasson", souligne enfin le ministre dans son entretien à La Libre Belgique. (Belga)

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