La Wallonie ne va pas bien même si elle va mieux, estiment les patrons wallons

21/05/14 à 12:23 - Mise à jour à 12:23

Source: Le Vif

(Belga) La Wallonie ne va pas bien, même si elle va mieux ; une rupture est nécessaire. Tel est le message qu'a lancé mercredi l'Union Wallonne des Entreprises (UWE) après avoir étudié la façon dont la Région a traversé la crise entre 2009 et 2013.

La Wallonie ne va pas bien même si elle va mieux, estiment les patrons wallons

Certes, le Produit Intérieur Brut (PIB) s'est accru, quoique faiblement, 55.000 emplois ont été créés et le chômage n'a pas augmenté de manière draconienne. Mais à regarder de plus près, les patrons wallons posent un constat sévère. La production industrielle a chuté de 20% pour revenir à son niveau le plus bas depuis 2000 et à un taux d'emploi à un niveau historiquement bas. Parallèlement, la Wallonie a connu une création d'emplois non-marchands "déséquilibrée". "Il s'est produit comme un transfert de l'industrie vers le non-marchand, ce qui est intenable à long terme", a averti le directeur du département Économie de l'UWE, Didier Paquot. Un chômage endémique persiste et le niveau du PIB par habitant demeure inférieur de 20% à celui de la zone euro. Si la crise n'a pas affecté ce ratio, il demeure néanmoins constant depuis 15 ans, souligne l'UWE. Les patrons wallons réclament une rupture. La 6e réforme de l'Etat imposera à la Wallonie de trouver 880 millions d'euros d'ici 2019. "Si on ne crée pas de la richesse et des emplois, je ne sais pas où on va aller chercher cet argent. Ce n'est pas un message politique mais un message économique", a expliqué le président de l'Union, Jean-François Héris. A l'approche des élections, l'UWE a publié un mémorandum énumérant une série de revendications: baisse des coûts du travail, maîtrise des coûts de l'énergie dont la hauteur comparée aux pays voisins pénalise l'investissement en Wallonie, place centrale des pôles de compétitivité dans la politique industrielle de la Région ou performance accrue de l'enseignement. "Le seul sujet dont on parle, c'est le décret 'inscription' mais il y a d'autres défis tout aussi importants", a fait remarquer M. Héris (Belga)

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