La Syrie a livré 86% de ses armes chimiques, selon l'organisme de contrôle

22/04/14 à 19:35 - Mise à jour à 19:35

Source: Le Vif

(Belga) La Syrie a remis 86% de ses armes chimiques, a annoncé mardi l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OPCW) alors que Damas est soupçonnée d'avoir utilisé un produit chimique industriel dans des attaques au début du mois. Ce dernier décompte intervient alors que la Syrie s'est engagée à livrer ses stocks d'armes chimiques à la date du 27 Avril afin qu'ils soient détruits au 30 juin.

La Syrie a livré 86% de ses armes chimiques, selon l'organisme de contrôle

Une nouvelle cargaison a été livrée mardi au port syrien de Latakia faisant passer "à 86,5% du total la quantité d'armes chimiques retirée de Syrie", selon un communiqué de l'OPCW. "La cargaison d'aujourd'hui a été la 17e et la 6e depuis le 4 avril, soit une accélération significative du rythme des livraisons au port de Lattaquie au cours du mois", a précisé l'organisation basée à La Haye. Dès leur arrivée, les armes chimiques ont été "immédiatement" chargées sur des cargos et "retirées du pays". "Le dernier envoi est encourageant", a déclaré le directeur général de l'OPCW, Ahmet Uzumcu. "Nous espérons que les deux ou trois envois qui restent seront livrés rapidement pour permettre aux opérations de destruction de commencer à temps afin de respecter la date limite", a-t-il ajouté. L'accord sur la destruction des armes chimiques syriennes a été obtenu l'année dernière grâce à une médiation des Etats-Unis et de la Russie après des attaques mortelles avec ce type d'armes en août 2013, dont les Occidentaux ont rendu responsable le régime de Bachar al-Assad. De nouveaux soupçons sont apparus selon lesquels Damas aurait pu lancer des attaques au chlore en particulier dans une partie du pays contrôlée par l'opposition. Le gouvernement et les rebelles s'accusent mutuellement d'une attaque au début du mois dans la province centrale de Hama. Les dernières accusations, reprises par les Etats-Unis et la France, interviennent alors que la Syrie a prévu une élection présidentielle le 3 juin, considérée comme "une farce" par les Nations unies et l'opposition et qui devrait aboutir à la réélection de Bachar al-Assad. (Belga)

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