"La médecine générale doit être revalorisée de toute urgence"

16/05/14 à 16:23 - Mise à jour à 16:23

Source: Le Vif

(Belga) Les étudiants en médecine ne sont que 25%, au terme de leur cursus universitaire, à opter pour la médecine générale, alors que le ratio officiel de médecins généralistes est fixé à 57% et à 43% pour les médecins spécialistes, indique vendredi le Groupement Belge des Omnipraticiens (GBO), selon qui la médecine générale, reléguée au rang de médecine subalterne, a perdu son identité.

"La médecine générale doit être revalorisée de toute urgence"

Le GBO, syndicat des médecins généralistes francophones, tire la sonnette d'alarme. "Nous ne pouvons plus continuer comme ça. Il faut conforter la médecine générale dans sa fonction de pierre angulaire des soins de santé et planifier l'offre du personnel soignant en se basant sur les réalités du terrain et en restaurant l'équilibre entre médecins généralistes et médecins spécialistes", avance la présidente, Anne Gillet. Le syndicat préconise, entre autres, un renforcement de l'attrait financier et intellectuel de la médecine générale. "L'enseignement théorique et pratique de la médecine générale doit occuper une part accrue dans la formation académique de base et bien au-delà. Nous avons déjà demandé à ce qu'un stage obligatoire en médecine générale pour tous les étudiants en médecine soit officialisé par le biais d'une loi, mais notre demande n'a pas abouti. Le Conseil supérieur de la santé a refusé de se positionner sur la question", explique Mme Gillet, selon laquelle les mentalités doivent commencer par changer dans les milieux universitaires mêmes. De nouveaux financements alternatifs doivent également être développés. Le GBO plaide, par ailleurs, pour une meilleure collaboration entre généralistes, spécialistes et hôpitaux afin d'établir entre eux une complémentarité sans concurrence. Du 6 au 23 juin, les médecins seront amenés à voter pour les syndicats qui défendront leurs intérêts vis-à-vis de l'INAMI et de la Santé publique, des mutuelles, du gouvernement et des gestionnaires pour les cinq prochaines années. C'est dans ce cadre que le syndicat a présenté son programme vendredi à la presse. (Belga)

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