La justice russe maintient en détention une Pussy Riot

24/07/13 à 17:37 - Mise à jour à 17:37

Source: Le Vif

(Belga) La justice russe a confirmé mercredi le maintien en détention d'une jeune femme du groupe contestataire Pussy Riot en dépit du soutien d'une centaine de stars mondiales de la musique réclamant sa libération ainsi que celle d'une de ses deux compagnes toujours emprisonnée.

La justice russe maintient en détention une Pussy Riot

Un tribunal de Perm, dans l'Oural, a rejeté la requête de Maria Alekhina, qui contestait la décision prise en mai par un autre tribunal ayant refusé sa demande de libération anticipée après plus d'un an de détention, selon l'agence de presse RIA Novosti. Maria Alekhina est l'une des trois jeunes femmes des Pussy Riot condamnées l'an passé à deux ans de camp pour une "prière punk" contre Vladimir Poutine dans la cathédrale de Moscou, une affaire qui a suscité un tollé à l'étranger. Le procureur a requis son maintien en détention, expliquant qu'elle continuait de violer le règlement intérieur de la colonie pénitentiaire, d'après RIA Novosti. L'avocate de Maria Alekhina, Irina Khrounova, a indiqué aussitôt après la décision du tribunal qu'elle allait de nouveau contester cette décision, sa cliente pouvant bénéficier d'une libération anticipée après avoir purgé plus de la moitié de sa peine. Maria Alekhina, 25 ans, mère d'un enfant en bas âge, a dû suivre les débats au tribunal par vidéoconférence, une séance souvent interrompue et émaillée de plusieurs incidents techniques. Incarcérée en Mordovie, une région située à 640 kilomètres à l'est de Moscou, Nadejda Tolokonnikova, qui a également un enfant en bas âge, s'était vu refuser une demande de libération anticipée fin avril. Son recours contre cette décision doit être examiné vendredi. Arrêtés en février 2012 après leur performance, les jeunes femmes avaient été condamnées en août à deux ans de camp pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse". Une troisième jeune femme, également arrêtée et condamnée, Ekaterina Samoutsevitch, a bénéficié d'une libération anticipée en octobre, après que sa peine de deux ans a été commuée en sursis. (Belga)

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