La frégate "Louise Marie" contrainte d'encore relâcher trois pirates "fautes de preuves"

31/12/12 à 15:08 - Mise à jour à 15:08

Source: Le Vif

(Belga) La frégate "Louise Marie" de la Marine belge, qui participe à l'opération européenne Atalanta de lutte contre la piraterie somalienne, a relâché lundi matin les trois pirates présumés qu'elle avait interceptés jeudi dernier faute de preuves suffisantes pour les poursuivre en justice, a annoncé le QG de la force européenne.

"Plus tôt dans la journée, après avoir examiné les preuves disponibles (contre ces trois hommes), la décision a été prise de les ramener à terre sur une plage somalienne", a indiqué lundi le QG de l'opération Atalanta, installé à Northwood (au nord de Londres), dans un communiqué. Ces trois pirates présumés avaient été interceptés jeudi dernier vers 11h30 locales (08h30 HB) à bord d'un skiff (une petite embarcation dotée de puissants moteurs). L'embarcation "contenait des fûts remplis d'essence, mais aucune arme", selon le ministère belge de la Défense. C'était la seconde fois en deux semaines que le "Louise Marie" interceptait des pirates présumés, après avoir arrêté cinq personnes le 16 décembre. Mais à chaque fois avec la même fin: leur remise en liberté "faute de preuves suffisantes pour garantir des poursuites" dans un pays voisin ou en Belgique. La frégate et ses 169 membres d'équipages sont engagés depuis le 23 novembre et jusque début février dans l'opération Atalanta (ou Eunavfor) de lutte contre la piraterie somalienne, la première opération navale de l'Union européenne. (VIM)

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