La France autorise la recherche sur l'embryon et les cellules souches

16/07/13 à 19:40 - Mise à jour à 19:40

Source: Le Vif

(Belga) Le Parlement français a définitivement adopté mardi un texte controversé autorisant la recherche sur l'embryon et les cellules souches, soutenu par le gouvernement pour que la France rattrape son "retard".

Cette proposition de loi défendue par la gauche a été adoptée par 314 députés contre 223, l'opposition de droite s'y étant opposée. La recherche sur l'embryon et les cellules souches passe ainsi de l'interdiction avec dérogations, en vigueur depuis 2004, à l'autorisation encadrée. Le député radical (centre gauche) Roger-Gérard Schwartzenberg, ancien ministre de la Recherche, avait expliqué que l'enjeu de ce texte était "la médecine régénérative et la thérapie cellulaire". "Pensez à ceux de nos concitoyens malades qui attendent, qui espèrent des thérapies nouvelles", a-t-il demandé aux députés, citant la dégénérescence de la rétine, la maladie d'Alzheimer, ou encore les maladies cardiaques. C'est une "avancée que nous attendons depuis 35 ans", s'est félicité le député socialiste Jean-Louis Touraine à propos du vote de mardi à l'Assemblée nationale (chambre basse du Parlement). Mais le député UMP (droite) Jean Leonetti a reproché un débat "bâclé", affirmant que la recherche n'était pas entravée par la législation jusqu'alors en vigueur. Déjà en 2011, après des débats enflammés, l'ancienne majorité de droite avait décidé d'en rester à l'interdiction avec dérogations. Les opposants les plus déterminés à la légalisation sont les mêmes que ceux qui ont mené l'opposition au mariage homosexuel, légalisé en mai dernier. Le cardinal catholique André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a ainsi jugé que ce texte était une "erreur grave" car "cela veut dire qu'on considère que l'embryon n'est rien". Plus de 70 projets de recherche sur l'embryon ou sur les cellules souches embryonnaires humaines (CSEh) ont jusqu'à présent été autorisés à titre dérogatoire en France par l'Agence de la biomédecine depuis 2005. (Belga)

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