La France a détruit trois tonnes d'ivoire, une première en Europe

06/02/14 à 18:07 - Mise à jour à 18:07

Source: Le Vif

(Belga) La France a détruit jeudi trois tonnes d'ivoire issues de saisies pour sensibiliser l'opinion et afficher sa détermination à lutter contre ce trafic, une première en Europe qui suit ainsi l'exemple d'autres continents. L'opération s'est déroulée en fin de matinée, à proximité de la Tour Eiffel.

La France a détruit trois tonnes d'ivoire, une première en Europe

"Nous sommes les premiers en Europe, c'est un signal très fort de l'engagement de la France à combattre le commerce illégal d'espèces menacées, avec d'autres Etats comme les Etats-Unis, le Royaume Uni, l'Allemagne, la Chine et des pays africains", a déclaré sur place Nicolas Hulot, envoyé spécial du président François Hollande pour la protection de la planète. Face aux braconniers et trafiquants qui ne laissent pas de répit aux éléphants africains, au point de menacer à terme la survie de l'espèce emblématique du continent, les destructions d'ivoire se multiplient dans le monde. En 2013, des destructions ont eu lieu aux Philippines, en Inde, au Gabon et au Kenya. En novembre, les Etats-Unis réduisaient en fumée cinq tonnes d'ivoire. Début janvier, c'est la Chine, plus gros consommateur mondial d'ivoire illégal, qui en a détruit six tonnes. L'opération visait à redorer l'image de Pékin, qui a entre ses mains la survie des éléphants africains puisque la plus grande partie de l'ivoire braconnée lui est destinée. Selon le réseau Traffic de surveillance des espèces sauvages, "la source du problème se trouve en Asie, où l'on assiste à une augmentation démesurée de la demande en ivoire" pour la bijouterie ou la décoration. Entre 1989 et 2011, le plus gros volume de saisies a eu lieu en Chine avec plus de 33.000 tonnes, sachant que près de 17.000 tonnes ont aussi été confisquées à Hong-Kong. Il ne reste plus que 500.000 éléphants en Afrique, soit moitié moins qu'au début des années 80. Au rythme d'abattage actuel (entre 20.000 et 25.000 par an), leur survie n'est plus assurée. (Belga)

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