la classe politique flamande unanime pour déplorer la fermeture

24/10/12 à 13:42 - Mise à jour à 13:42

Source: Le Vif

(Belga) Les réactions dans les rangs politiques flamands allaient dans le même sens mercredi à l'annonce de la fermeture de Ford Genk, en évoquant un "coup dur". "Nous sommes touchés mais pas morts", selon le gouverneur du Limbourg, Herman Reynders.

la classe politique flamande unanime pour déplorer la fermeture

La ministre flamande de l'Innovation et des Investissements publics Ingrid Lieten (sp.a) trouve "incroyable" que la direction de Ford Europe "n'ose pas regarder les travailleurs dans les yeux. Ils ont déjà réduit les dépenses pour construire les nouveaux modèles." Aussi bien Geert Bourgeois qu'Ingrid Lieten veulent entendre de Ford la raison du revirement de leurs engagements. Et la ministre de rappeler les moyens dégagés par le gouvernement flamand. "Nous nous sommes engagés en 2010 pour investir plus de 50 millions d'euros dans la construction de nouveaux modèles à Genk. Et la direction de Ford a encore formulé des engagements le mois dernier. Ford a rompu son contrat avec la société et le Limbourg. Elle doit être placée devant ses responsabilités et s'acquitter des frais de la fermeture", a-t-elle déclaré. La ministre a affirmé sur Radio 1 que le débat sur les coûts salariaux doit certainement être mené et que ceci doit se faire "en toute honnêteté". "Les personnes qui plaident pour une baisse des coûts du travail doivent aussi faire des propositions sur comment continuer à financer la sécurité sociale, les hôpitaux, notre enseignement..." Les réactions ont également fusé sur le réseau social Twitter. "Nous avons pu nous battre avec solidarité dans le passé. Nous devons de nouveau faire l'avenir ensemble", a ainsi écrit Wouter Beke, le président du CD&V. (VIM)

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