La Chine nie tout mauvais traitement après la mort d'une dissidente

17/03/14 à 14:29 - Mise à jour à 14:29

Source: Le Vif

(Belga) La Chine a nié lundi avoir privé de soins la dissidente chinoise Cao Shunli, morte vendredi après une détention qui a indigné les défenseurs des droits de l'homme et suscité des réactions de l'Union européenne et des Etats-Unis. Cao Shunli, au terme d'une "longue maladie", est décédée à 52 ans d'une "défaillance polyviscérale provoquée par une tuberculose et une pneumonie aiguë, malgré tous les efforts pour la sauver", a affirmé Hong Lei, porte-parole de la diplomatie chinoise.

"Durant sa maladie elle a bénéficié d'un traitement médical sérieux et ses droits et ses intérêts ont été préservés conformément à la loi", a-t-il ajouté. M. Hong a fait part du "vif mécontentement" et de la "ferme opposition" de la Chine concernant les "remarques erronées" émises par des pays occidentaux après la mort de Cao Shunli. Ces pays se sont rendus coupables selon lui d'une "ingérence" dans les affaires intérieures de la Chine "sur le prétexte des droits de l'homme". Washington s'est dit samedi "profondément troublé" par la mort de Cao Shunli, qui avait été arrêtée il y a cinq mois alors qu'elle voulait se rendre au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU. Militante au long cours, Cao Shunli a notamment lutté pour que des membres de la société civile chinoise soient autorisés à participer à la rédaction du rapport, immanquablement élogieux, sur la situation des droits de l'homme en Chine, que Pékin présente aux Nations unies. Les proches de Mme Cao ont affirmé à l'AFP que les autorités chinoises l'ont privée de ses médicaments durant plusieurs mois alors qu'elle était malade et détenue. (Belga)

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