La Belgique devrait pouvoir renvoyer des militaires en Afrique centrale, selon Reynders

24/02/13 à 17:43 - Mise à jour à 17:43

Source: Le Vif

(Belga) Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders s'est prononcé dimanche en faveur d'une levée de l'interdiction d'envoi de troupes belges en Afrique centrale, comme le stipulent les conclusions de la commission Rwanda. Le chef de la diplomatie n'a pas l'intention d'y envoyer pour l'heure des troupes, mais souhaite rouvrir le débat.

La Belgique devrait pouvoir renvoyer des militaires en Afrique centrale, selon Reynders

M. Reynders a défendu cette idée à l'occasion de l'annonce de la signature, à Addis Abeba, d'un accord régional de paix pour la République démocratique du Congo (RDC). Selon le ministre, cette interdiction, adptée après la mort de 10 Casques bleus belges au Rwanda en 1994, n'a plus lieu d'être. "Nous envoyons des troupes en Afghanistant, nous mobilisons des F-16 pour la Libye et nous intervenons au Mali, mais l'on doit rester à distance de l'endroit où nous sommes le plus attendus", a déclaré le vice-Premier ministre en marge d'un voyage au Proche-Orient. Citant l'intervention récente de la France au Mali, M. Reynders contre l'argument selon lequel nous devrions rester en dehors de la région vu notre statut d'ancien colonisateur. "La France est intervenue sans problème (au Mali) et reçoit les félicitations du monde entier pour cela", souligne-t-il. Et d'avancer des considérations diplomatiques et pratiques à ce changement d'attitude. Diplomatiques, car la Belgique ne peut continuer à plaider pour un renforcement du mandat de la mission de l'ONU au Congo tout en disant qu'elle ne peut elle-même y prendre part. Et pratiques enfin, car, vu la coopération européenne croissante sur le plan militaire, il sera de plus en plus difficile de poser encore des exclusives à l'avenir, selon lui. Le chef de la diplomatie belge tient toutefois à souligner qu'il n'a aucun plan pour envoyer dès à présent des militaires belges en Afrique centrale, "mais le Parlement devrait néanmoins rouvrir ce débat", estime-t-il. (KNS)

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