L'Ukraine est "au bord de la guerre civile", selon Medvedev, qui accuse l'Occident

15/04/14 à 18:29 - Mise à jour à 18:29

Source: Le Vif

(Belga) Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a estimé mardi que l'Ukraine était "au bord de la guerre civile". "C'est effrayant", a-t-il ajouté au cours d'une conférence de presse. "J'espère que tous ceux qui ont le pouvoir de prendre des décisions (...) auront assez de bon sens pour ne pas mener le pays dans une situation si terrible".

L'Ukraine est "au bord de la guerre civile", selon Medvedev, qui accuse l'Occident

Le gouvernement ukrainien pro-européen a déployé mardi l'armée et la Garde nationale dans l'est du pays pour mettre un terme à l'insurrection des séparatistes pro-russes, qui occupent en bandes armées des bâtiments des services publics et dont la communauté internationale soupçonne qu'ils sont organisés et soutenus par les autorités russes. "Le dialogue avec les citoyens de toutes les régions est la seule voie possible pour l'Ukraine", a estimé Medvedev. "Tous ceux qui disent qu'il faut aider l'Ukraine devraient enfin faire quelque chose. Je veux parler de nos partenaires européens et de nos partenaires d'outre-Atlantique. Qu'ils donnent ne serait-ce qu'un dollar!", a-t-il également ironisé. Medvedev a affirmé que les différentes réductions du prix du gaz accordées dans le passé par la Russie avaient permis à l'Ukraine d'économiser plus de 100 milliards de dollars en 20 ans. La Russe Gazprom a pourtant décidé dernièrement d'imposer au voisin ukrainien une augmentation de 80% des prix du gaz, les 1.000 mètres cubes passant en 72 heures de 268 à 485 dollars. Début avril, le président de Gazprom annonçait également que l'Ukraine devrait rembourser les 11,4 milliards de dollars correspondant aux réductions accordées durant les quatre dernières années. Ces réductions étaient prévues par l'accord de Kharkiv (2010), annulé par la Russie qui n'y voyait plus d'intérêt depuis qu'elle considère la Crimée comme partie intégrante de son territoire. L'accord de Kharkiv prévoyait en effet les ristournes gazières en échange de l'utilisation par la flotte russe de la base de Sébastopol, située en Crimée. (Belga)

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