L'UE renforce ses mécanismes de lutte contre les pandémies

03/07/13 à 13:42 - Mise à jour à 13:42

Source: Le Vif

(Belga) L'Union européenne s'est dotée mercredi de mécanismes visant à mieux anticiper et gérer les grandes menaces sanitaires, comme la pandémie de grippe A en 2009, en permettant notamment aux États de se regrouper pour acheter des vaccins et de les payer ainsi moins cher.

L'UE renforce ses mécanismes de lutte contre les pandémies

Le Parlement européen, réuni en plénière à Strasbourg, a donné son feu vert définitif à ces mécanismes visant à éviter la répétition des erreurs et combler les lacunes constatées lors des crises passées, par exemple la grippe A en 2009 ou la contamination à la bactérie E.coli en 2011. A l'avenir, l'"état d'urgence sanitaire" pourra être déclaré à l'échelle de l'Europe, afin de déclencher plus rapidement la production de vaccins et la mise à disposition des médicaments nécessaires. "Il y a encore des menaces: pour faire face à la grippe aviaire H7N9 et au coronavirus, nous devons mieux nous préparer", car "les différents systèmes sont mal coordonnés et peu adaptés à la dimension internationale de la plupart des menaces", a résumé le rapporteur du texte, le socialiste français Gilles Pargneaux. "Ces mécanismes vont parfois même jusqu'à se faire obstacle, ainsi plusieurs États membres en 2009 sont entrés en concurrence pour acheter des vaccins", a-t-il rappelé. A l'époque, les États avaient agi en ordre dispersé et avaient été incapables de négocier le prix des vaccins avec les laboratoires qui leur avaient imposé leurs conditions. Certains avaient fait beaucoup trop, comme la France avec 94 millions de doses achetées "par précaution". D'autres avaient été chiches, voire, comme la Pologne, n'avaient passé aucune commande. D'autres, enfin, n'avaient pas pu obtenir de vaccins car les stocks étaient épuisés. Si les vaccins sont achetés en commun par plusieurs pays, "ils seront à des prix plus justes", selon M. Pargneaux, qui a rappelé que par le passé certains petits États membres "ne pouvaient tout simplement pas se permettre de payer les prix exorbitants" demandés par les laboratoires. Plus globalement, le texte vise toutes les "menaces transfrontières graves" pour la santé, qu'elles soient d'origine biologique, chimique ou environnementale. (Belga)

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