L'UE durcit le ton vis-à-vis des pays des Balkans candidats à l'adhésion

25/10/12 à 11:59 - Mise à jour à 11:59

Source: Le Vif

(Belga) L'Union européenne a menacé jeudi de rétablir l'obligation de visa pour la Serbie et quatre autre pays des Balkans candidats à l'adhésion afin de les contraindre à respecter les droits des Roms et à améliorer leurs conditions de vie.

L'UE durcit le ton vis-à-vis des pays des Balkans candidats à l'adhésion

Le ministre suédois de l'Intérieur Tobias Billström a été très explicite à son arrivée à Luxembourg pour une réunion avec ses homologues de l'Union européenne. "Tout le monde doit faire ses devoirs avant d'adhérer à l'Union européenne", a-t-il affirmé. L'un de ces devoirs est "d'améliorer le sort des minorités", a-t-il expliqué. Tobias Billström est l'un des sept signataires, avec ses homologues belge, allemand, français, autrichien, luxembourgeois et néerlandais, d'une lettre réclamant la possibilité de réintroduire une obligation de visa pour la Serbie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie et l'ancienne république yougoslave de Macédoine pour protester contre une augmentation croissante de demandes d'asile non fondées par les ressortissants de ces pays. "Ces personnes n'ont pas droit à l'asile. Ils quittent leur pays à cause de leur situation économique", a insisté Tobias Billström. "Nous avons besoin de toutes nos capacités d'asile pour ceux qui ont vraiment besoin de notre aide", a renchéri le secrétaire d'Etat allemand à l'Intérieur Ole Schröder. "Je pense surtout à la situation en Syrie, je pense aux gens d'Afghanistan. Il est inacceptable que nous ayons deux fois plus de demandeurs d'asile venus de Serbie que d'Afghanistan. Cela montre l'absurde de la situation, d'autant plus que la Serbie est candidate à l'adhésion à l'UE", a ajouté le représentant allemand. La suppression de l'obligation de visa est une évaluation positive donnée aux candidats à l'adhésion sur la manière dont ils respectent les droits des personnes, gèrent les flux migratoires et assument leurs responsabilités en matière de sécurité, soulignent les six ministres signataires de la lettre réclamant la possibilité de rétablir les visas. (MUA)

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