L'Iran a encore des divergences avec l'AIEA mais espère un accord

18/01/13 à 13:23 - Mise à jour à 13:23

Source: Le Vif

(Belga) L'Iran a encore des divergences avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) mais espère toujours signer un accord permettant à l'agence de l'ONU d'enquêter sur son programme nucléaire controversé, a annoncé vendredi le responsable iranien pour ces négociations.

L'Iran a encore des divergences avec l'AIEA mais espère un accord

"Certaines divergences ont été résolues mais c'est un dossier très complexe, a déclaré à la télévision publique Ali Asghar Soltanieh, le représentant iranien à l'AIEA, au lendemain de l'échec de nouvelles discussions avec l'agence onusienne à Téhéran. "Il n'y a pas eu d'accord et les négociations avancent", a-t-il souligné. La délégation de l'AIEA a quitté jeudi soir la capitale iranienne sans parvenir à un accord après deux jours de discussions "sérieuses et intensives" selon M. Soltanieh. Les deux parties ont toutefois convenu d'une nouvelle rencontre, toujours à Téhéran, le 12 février. "Nous avons décidé d'avoir de nouvelles discussions et une fois que nous serons en accord sur tout, nous ferons connaître le contenu de l'accord", a-t-il expliqué. M. Soltanieh a dit espérer que l'AIEA "intègrera nos points de vue dans le document, ce sera une bonne occasion de parvenir à un accord". Mais tant que l'Iran n'aura pas signé cet accord, les inspecteurs "n'auront pas accès aux sites qu'ils souhaitent visiter", a-t-il prévenu. Les discussions entre l'AIEA et l'Iran, qui traînent depuis un an, portent sur la signature d'un "accord global", permettant aux experts onusiens d'enquêter librement sur le programme nucléaire iranien. Téhéran est soupçonné par la communauté internationale de visées militaires, mais dément catégoriquement ces accusations. L'agence de l'ONU souhaite un accès plus large à certains sites, documents ou responsables scientifiques, notamment à la base militaire de Parchin, qui pourrait avoir abrité des tests d'explosions conventionnelles susceptibles d'être utilisées pour déclencher une bombe atomique. Une demande de nouveau rejetée par l'Iran qui a affirmé qu'il n'y avait aucune activité nucléaire sur ce site militaire et que l'AIEA l'avait déjà inspecté à deux reprises en 2005, sans résultat. (VIM)

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