L'industrie du sexe passée en revue dans huit villes américaines

12/03/14 à 22:20 - Mise à jour à 22:20

Source: Le Vif

(Belga) De la passe à cinq dollars aux 33.000 dollars que peut encaisser par semaine un proxénète, l'industrie du sexe aux Etats-Unis a été passée en revue par un institut dans une analyse publiée mercredi.

L'Urban Institute a réalisé un rapport de 380 pages à la demande du ministère de la Justice pour mieux comprendre cette économie souterraine. Les chercheurs ont ainsi étudié les chiffres disponibles en 2003 et 2007 et interviewé ces dernières années des proxénètes, des prostituées et des policiers pour brosser un tableau de l'industrie du sexe dans huit villes américaines, Atlanta, Dallas, Denver, Kansas City, Miami, Seattle, San Diego et la capitale Washington. Dans ces huit villes, le commerce du sexe a généré entre 39,9 et 290 millions de dollars en 2007 mais a pourtant décru dans la plupart d'entre elles. Un proxénète américain peut encaisser entre 5.000 et 33.000 dollars par semaine, indiquent notamment les interviews de 73 d'entre eux, tous des hommes. L'étude montre que ce commerce se fait les trois-quarts du temps avec de l'argent liquide, que deux proxénètes sur trois recrutent dans leur cercle social et un sur cinq sur internet. Les proxénètes utilisent toutes une panoplie de méthodes pour attirer les femmes, comme la séduction ou la possibilité d'argent facile et 15% affirment utiliser la violence. La moitié des actes sexuels sont tarifés en fonction du temps passé, avec des tarifs à l'heure très divers - de 5 à 1000 dollars - mais tournant globalement autour des 200 à 400 dollars. Dans de nombreuses villes, le commerce du sexe génère plus d'argent que celui de la drogue. Les auteurs notent par ailleurs que de plus en plus d'individus regardent de la pornographie infantile sur internet, avec des images de plus en plus violentes et des victimes de plus en plus jeunes. Pour la plupart de ces consommateurs d'images incarcérés et interrogés pour l'étude, leur crime "n'a pas fait de victime" puisqu'ils ne produisaient pas les images. (Belga)

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