L'hommage au Roi se transforme en soutien au Prince

03/07/13 à 19:55 - Mise à jour à 19:55

Source: Le Vif

(Belga) Les personnes toujours présentes mercredi en début de soirée devant le Palais royal se succèdent devant les caméras de télévision et entonnent avec enthousiasme l'hymne national. Elles souhaitent ainsi rendre hommage au roi Albert II mais également communiquer leur soutien au prince Philippe, "leur prochain Roi". La foule, partagée entre anxiété et confiance, critique en choeur la presse "trop sévère et négative" avec le Prince.

L'hommage au Roi se transforme en soutien au Prince

Les rangs des royalistes se parsèment progressivement, devant le Palais royal. Mais les touristes et les curieux continuent d'affluer, attirés par l'agitation et heureux de devenir les témoins privilégiés d'un changement de règne en Belgique. Accroché au mât de son grand drapeau belge, Xavier se trouve toujours sur la place des Palais avec ses "amis royalistes". "Je me trouvais à ce même endroit lorsque le roi Baudouin est décédé. C'est important pour moi de venir à chaque passation de pouvoir." Selon Xavier, le prince Philippe a la capacité de relever son nouveau défi royal, malgré les doutes exprimés par certains. "C'est surtout la presse qui donne cette image du Prince. Je suis convaincu qu'il a eu le temps de se préparer, comme Albert après le décès de son frère." D'autres personnes présentes devant le Palais royal désignent la presse comme la seule responsable de "l'image négative de Philippe". "Il est très critiqué dans les médias", regrette Antoine, quinquagénaire bruxellois. "On voit qu'il pèse ses mots avant de s'exprimer, il hésite à cause de son devoir de réserve. Mais lors de ses missions à l'étranger, les gens qui l'accompagnent et qui le reçoivent se montrent toujours enthousiastes." Sylviane, habitante d'Arlon et touriste dans la capitale pour la journée, émet cependant un doute. L'éducation "trop étriquée" du Prince ne lui permet pas de se montrer proche de la population, analyse-t-elle. "Mais ce n'est pas juste", lui répond sa belle-fille, Julie. "On le rabaisse souvent alors qu'il faut d'abord voir s'il en est capable. Laissons-lui sa chance." (Belga)

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