L'homéopathie exercée à terme par les seuls médecins, dentistes et sages-femmes

12/07/13 à 14:05 - Mise à jour à 14:05

Source: Le Vif

(Belga) L'homéopathie ne pourra plus à terme être exercée que par les seuls médecins, dentistes et sages-femmes, selon l'arrêté royal adopté vendredi par le Conseil des ministre en exécution de la loi Colla de 1999 qui a reconnu cette pratique pratique non conventionnelle au même titre que l'ostéopathie, la chiropractie et l'acupuncture.

Le prestataire homéopathe devra disposer d'un diplôme en homéopathie de l'enseignement universitaire ou supérieur et ne pourra pratiquer que de manière complémentaire à son titre de médecin, dentiste, sage-femme; il ne pourra pas porter le seul titre d'homéopathe, cela afin que le patient sache s'il est médecin généraliste-homéopathe, dentiste-homéopathe, etc. Pour exercer, les homéopathes devront avoir été enregistrés par le ministre de la Santé, leur reconnaissance étant assurée à durée indéterminée à condition de suivre une formation permanente. En l'absence de respect des critères prévus par l'arrêté royal, l'homéopathe risque des sanctions qui sont prévues par l'arrêté royal n°78 relatif à l'exercice des professions de soins de santé, par exemple lorsqu'un prestataire exerce des actes médicaux sans disposer d'un titre de médecin. Il encourt à cet égard une peine de 8 jours à 6 mois de prison ferme et/ou une amende de 3.000 à 30.000 euros. Alors qu'une cinquantaine de kinésithérapeutes et infirmiers pratiquent l'homéopathie, l'arrêté royal prévoit des dispositions transitoires autorisant ces professionnels de la santé non-médecins (disposant d'une formation minimale de bachelier) à poursuivre en ce sens à condition d'avoir suivi ou d'être inscrit depuis au moins 1 an dans une formation en homéopathie reconnue par une association professionnelle (3 à 5 ans). Ils devront s'enregistrer dans les cinq ans qui suivent l'entrée en vigueur de l'arrêté royal (le temps de laisser à tous le soin de terminer leur formation). En outre, ils s'assureront que le patient dispose bien d'un diagnostic récent établi par un médecin, et si le patient refuse, celui-ci devra signer une décharge. (Belga)

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