L'Etat syrien n'a commis aucun massacre selon Bachar al-Assad

20/01/14 à 10:51 - Mise à jour à 10:51

Source: Le Vif

(Belga) Le président syrien Bachar al-Assad a déclaré dans une interview exclusive à l'AFP que ses forces n'avaient commis "aucun massacre" depuis le début de la guerre, accusant en revanche les rebelles de perpétrer "partout" des tueries contre les civils. Il a également annoncé qu'il y avait de "fortes chances" qu'il soit candidat à un nouveau mandat en juin et exclu de confier la tête d'un futur gouvernement à un opposant.

L'Etat syrien n'a commis aucun massacre selon Bachar al-Assad

Dans cet entretien réalisé dimanche au palais du Peuple à Damas, M. Assad a prévenu que la guerre qu'il mène contre les rebelles serait longue, alors que la conférence internationale de Genève II qui s'ouvre mercredi en Suisse est censée ouvrir la voie à une issue politique au conflit qui a fait plus de 130.000 morts depuis mars 2011. Il a nié l'implication de son armée dans des massacres de populations civiles, et a réitéré sa légitimité en tant que chef de l'Etat en annonçant sa probable candidature à sa propre succession. Agé de 48 ans, M. Assad, au pouvoir depuis juillet 2000, a succédé à son père Hafez al-Assad décédé en juin 2000 après avoir dirigé le pays durant 30 ans. Interrogé sur l'opposition, le président syrien lui a dénié toute représentativité, estimant qu'elle était "fabriquée" par les services de renseignements étrangers. Alors que les combats ne connaissent pas de répit, le président syrien a affirmé que son armée avait accompli des progrès face aux insurgés qu'il qualifie de "terroristes". "Ce genre de bataille est compliqué, elle n'est pas facile et demande beaucoup de temps", a-t-il ajouté avertissant que "si la Syrie perd la bataille, le chaos s'installera dans tout le Moyen-Orient". Pour M. Assad, la première priorité de Genève II doit être "la lutte contre le terrorisme", alors que la principale revendication de l'opposition est que cette conférence aboutisse nécessairement à son départ du pouvoir. Il a rejeté toute distinction entre rebelles et jihadistes qui se livrent depuis plus de deux semaines à une guerre sans merci. (Belga)

Nos partenaires