L'Etat belge et la police Bxls-Capitale Ixelles cités au civil par 5 manifestants

28/11/12 à 12:50 - Mise à jour à 12:50

Source: Le Vif

(Belga) Cinq personnes, arrêtées préventivement lors d'une manifestation d'un camp No Border à Bruxelles en septembre 2010, ont décidé d'introduire une action civile devant le tribunal de première instance de Bruxelles contre l'Etat belge et la zone de police Bruxelles-Capitale Ixelles. Elles estiment avoir fait l'objet d'"arrestations préventives arbitraires". La Ligue des droits de l'Homme (LDH) soutient cette action, a-t-elle indiqué mercredi au cours d'une conférence de presse.

Entre le 26 septembre et le 1er octobre 2010, plusieurs manifestations ont eu lieu à Bruxelles, dont un camp No Border sur le thème de la liberté de circulation. Près de 450 personnes ont été arrêtées préventivement par les forces de l'ordre, dont 300 pour la seule journée du 29 septembre. "Sans raison valable, des personnes ont été contrôlées, fouillées et arrêtées administrativement. Aucun trouble ni délit ne leur était reproché, à part le fait de se trouver là. Ces arrestations furent presque systématiquement accompagnées de brimades et d'humiliations, voire de violences physiques et morales", dénonce la LDH. Après avoir introduit une première plainte au pénal qui avait été classée sans suite, les cinq manifestants ont maintenant décidé de citer au civil l'Etat belge et la zone de police Bruxelles-Capitale Ixelles. "Leur droit à la liberté individuelle a été violé, dont l'article 5 de la Convention des droits de l'Homme. Ces personnes ont été arrêtées sans reproches concrets. Ce sont des arrestations non conformes aux règles et aux droits fondamentaux. Les forces de l'ordre les ont également privées de leur droit fondamental de manifester", juge l'avocat des requérants, Thomas Mitevoy. La LDH réitère ses inquiétudes face à la tendance à "criminaliser les mouvements sociaux", à l'heure où l'Europe fait face à une vague de manifestations contre l'austérité. (VIM)

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